Comment suis-je devenu une sissy ? (1)

Récit de mon parcours

 

Ceci est le récit de mon parcours, de la cuisine à la scène.

Pourquoi ai-je décidé de publier un article sur DominaMag pour raconter ma transformation en sissy ?

 

En fait, Madame Caroline a invité, sur son magazine, les « sissy » présents sur le site SLAVE SELECTION à se présenter aux dominatrices en « sissy », photos et textes de présentation à l’appui. Je pense qu’il s’agit d’une bonne initiative. Bien sûr rien n’est obligatoire, c’est sur la base du volontariat. En ce qui me concerne, j’ai pris cette invitation comme un ordre.

 

J’ai déjà écrit quelques articles qui ont été publiés dans ce magazine. Je je m’y présenté soumis comme j’ai fait par le passé sur d’autres sites. Même si cela reste virtuel, à chaque fois, je ressens la même sensation d’être soumis à la Maîtresse dominatrice gérant le site ainsi qu’à toutes les divines Maîtresses présentes. J’ai donc publié mes photos en robe rose et tablier rose. Je me sens fier d’avoir reçu une convocation pour ce challenge. Il s’agit d’une sorte de concours virtuel entre les « sissy » du site. Dommage qu’un jury de Maîtresses ne décerne pas de notes.

 

sissy

 

Qu’est-ce qu’une sissy ?

 

Il n’y a pas de définition bien précise. Dans le monde social, particulièrement dans le monde du travail, il s’agit d’un  terme péjoratif, utilisé pour humilier les hommes, les rabaisser, les destituer de leur trône de  macho.

 

Dans le monde BDSM, les Maîtresses aiment féminiser leurs sujets pour mieux les tenir à leur merci, soit en privé, soit en public lors des soirées ou sorties en club BDSM. C’est aussi une manière de les humilier en les obligeant à marcher sur des talons aiguilles, à porter des robes à frou-frou souvent rose bonbon.

 

Les soumis doivent se présenter nus. Alors elles, leur gainent les jambes de bas nylon puis leur enfilent un string en dentelle et un soutien gorge en dentelle dans lequel elles glissent de faux seins en silicone en leur disant qu’ils ont de beaux seins de salope. Enfin, vient le tour de la robe en satin rose parfois avec un jupon ample dessous, des chaussures aux talons très hauts. Après, il y a la séance de maquillage. Les visages sont enduits de différentes crèmes, poudres, peintures. Les soumis ne connaissent rien à ces produits de beauté. Ils se sentent d’un coup le visage gras. Interdiction leur est faite de toucher. L’ensemble est complété par la traditionnelle perruque blonde aux cheveux longs.

 

Ainsi, la métamorphose est complète. Après, il faut marcher sur des hauts talons instables avec la vue gênée par les cheveux de la perruque qui n’arrêtent de tomber devant les yeux. En plus, il faut rouler des fesses, se déhancher à chaque pas. Les Maîtresses crient, fouettent, cravachent jusqu’à ce que la démarche devienne féminine. Les insultes pleuvent.  Elles traitent leurs soumis de « sissy », de catins, de salopes, de suceuses de godes-ceintures.

 

Première expérience avec un homme dominant

 

Je fais désormais partie de ces hommes. Aussi, je vais vous raconter comment tout a commencé.

 

Je fais partie de ces hommes aux différentes sexualités. A l’époque où internet n’existait pas encore, je faisais quelques rencontres homos par l’intermédiaire des numéros surtaxés du téléphone commençant par 0800. Un jour un homme me dit qu’il était dominateur et qu’il recherchait une lope. Aussi, je devais me présenter chez lui avec des chaussures à talons, de bas, une jupe et un chemisier. Il était très excité. Ainsi, il me laissa peu de temps pour changer de vêtements, et m’exhiber devant lui en tenue d’homme féminisé. Cela l’excita encore plus.

Il m’attacha sur la table de la cuisine, à plat ventre, la tête dans le vide. Je sentis la corde serrer mon dos et mes fesses à la table. Ensuite, il attacha mes poignets et chevilles aux quatre pieds. J’étais, totalement, à sa merci. Il me banda les yeux, enleva son slip et me l’enfonça dans la bouche en guise de baillon. Enfin, il me fouetta les fesses. Je sentis ses doigts fouiller mon anus, puis il m’ordonna de le sucer. La séance de domination se termina dans son lit.

 

J’ai trouvé cette première séance BDSM intéressante mais sans plus, plutôt fade par rapport aux films que j’avais visionnés sur le sujet dans les sexhops. Comme l’on dit en langage courant, il n’y a pas eu de déclic.

 

Quelques mois plus tard, j’ai de nouveau tenté l’expérience avec un autre homme dominateur rencontré dans le même contexte. Cette fois c’est lui qui m’a féminisé avec des vêtements qu’il collectionnait dans une armoire. Il m’a injurié, giflé, fessé.

 

Rencontre intéressante mais sans plus. Toujours pas de déclic. Dans ces deux séances, je n’ai pas ressenti de grands frissons.

 

Rencontre avec une dominatrice

 

Ma rencontre avec une dominatrice sera là le déclic tant espéré.

Elle avait un donjon équipé. Cela sentait bon le cuir. Les murs étaient tapissés d’accessoires, et de tenues. En pénétrant dans le donjon, je ressentis un frisson me parcourir. La décoration était du genre sévère.

 

J’étais nu. Elle habilla mes jambes de bas fins et doux, me chaussa d’escarpins vernis à talons fins. Ensuite, elle m’ordonna de me lever et de mettre les mains derrière la nuque. Je compris qu’elle voulait habiller mon ventre d’un corset. Elle était derrière moi puis elle tira les lacets d’un geste vif et serra au maximum avant de nouer. D’un coup, j’eus dû mal à respirer. En effet, j’étais compressé. Elle dit que j’étais beau en homme féminisé, que j’étais sa proie. Elle fit plusieurs fois le tour du donjon. Je dus la suivre, tenu en laisse par les testicules. Elle m’attacha, me fouetta, me cravacha, me griffa, m’enferma dans une cage, et enfin, elle me banda les yeux en continuant ses supplices qui me faisaient jouir.

 

Au cours de cette rencontre, j’ai ressenti de grands frissons qui m’ont amené au plaisir. Elle m’a infligé la douleur mais avec tant de sensualité. Elle a été sévère mais  j’ai pris du plaisir. J’étais attaché, à sa merci, les lanières de son fouet frappaient de plus en plus fort mes fesses offertes sans défense. Libéré, j’ai dû lécher ses chaussures. Je n’avais jamais fait cela.

 

Fasciné par le monde des dominatrices !

 

Pour la première fois, j’ai rencontré une femme tellement sévère et autoritaire qu’elle m’a obligé à l’appeler Maîtresse et non madame, qu’elle m’a attaché et fouetté, à chaque douleur j’ai dû dire Merci Maîtresse. Cependant,  j’ai pris du plaisir dans cette rencontre.

 

Ce jour-là, je venais de pénétrer dans le monde des Maîtresses Dominatrices. Ce monde fascinant, n’a rien rien de comparable avec celui des pseudo-dominateurs rencontrés auparavant. Les dominatrices savent faire preuve d’autorité et de sévérité mais en y ajoutant une touche de sensualité. Au final, Cela laisse un bon souvenir. Les caresses si douces sur les fesses déjà chaudes et rougies pour les apaiser, montrent que la Maîtresse peut aussi être gentille. Dés fois lorsque elles ont des gestes sensuels qui mettent en confiance, elles en profitent ensuite pour fouetter de nouveau et encore plus fort. Et ainsi, le jeu va encore plus loin et dure plus longtemps.

 

Dans un prochain récit, je vous raconterai les rencontres suivantes qui m’ont transformé en boniche, en sissy et en catin.



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