Débuts difficiles pour trouver la bonne cage de chasteté

bonne cage de chastetéDe cette première nuit, j’émerge petit à petit. Mes sens, très vite auto-centres, me confirment rapidement la présence de ma cage de chasteté, dont l’anneau et le tube contiennent efficacement une érection manifeste, après quelques songes bien agités … Ma prison est d’acier.
La difficulté première, hormis les difficultés techniques qui s’imposent pour choisir la bonne cage de chasteté, c’est l’acceptation.
S’il est totalement entré dans le mode de fonctionnement Domina/soumis, aujourd’hui (en imaginant l’éventualité de pauses plus ou moins longues), il ne constitue pas pour le débutant que je suis encore  » une partie de plaisir  » , loin de là. C’est comme un corps étranger…On est tout de suite confronté à l’idée qu’il faudra de nombreuses étapes avant d’accepter l’intruse ! Pour petit à petit , durement mais surement, être amené à la considérer comme une partie de soi, qui me laissera un vide de quelques jours quand je l’enlèverai, et je ne parle pas du degré ultime qui consisterait à avoir le sentiment que quelque chose « manque », le jour ou l’ayant totalement acceptée, elle me serait (temporairement) ôtée.
L’idée de départ est de limiter mes fortes envies sexuelles. Il faut ensuite envisager comme seule option véritable, la perspective d’acquérir la bonne cage de chasteté, puis le port ponctuel de ce premier « outil de contrainte » … jusqu’au souhait d’aller plus loin (après l’essai de cages moyennement efficaces en silicone), et sans aller encore à choisir de commander la « prison de Morgane », une cage en métal m’a semblait plus adaptée pour me lancer. J’ai dû l’adapter car ma morphologie ne se satisfaisait pas de l’anneau de maintien de taille standard. Du coup, j’ai cherché dans les modèles les plus larges. L’anneau ne convenant toujours pas, j’ai découpé un anneau de silicone et ajouté une sangle de réglage. Celle-ci me permet d’ouvrir l’anneau pour l’installer confortablement, puis de fermer la sangle réglable, elle-même, verrouillage ensuite avec le cadenas qui solidifie définitivement l’ensemble. Le problème est que les deux tubes à ma disposition sont des modèles dits grandes tailles, et que, objectivement, mon sexe ne les remplit pas. L’érection est quasi-impossible mais elle existe. Cela pourra être résolu par l’achat d’un tube plus court ou la réduction du tube lui-même (j’ai bien dit du tube), par mes soins – ma prochaine étape.
Pour l’heure, j’ai commencé à la porter sur des courtes périodes, le soir, puis pour la première fois tout un week-end! Et oui, je débute, je m’acclimate…l’idée est de la porter de plus en plus.
Je ne m’attarderais pas plus longtemps sur les aspects « techniques », mais plutôt sur l’acceptation progressive de la cage de chasteté et des différents moyens (pas encore très satisfaisants je dois le dire) de compenser ou de résorber les irritations de la peau. Cependant, l’objectif reste d’en acquérir une de taille plus modeste, nous sommes bien d’accord, pour prévenir toute érection. Les questions tournent, pour l’heure, autour de la nécessité de « libérations conditionnelles » et temporaires fréquentes. D’autre part, à cette étape de mon encagement, le port de la cage ne me parait pas, tous les jours, conciliable avec la vie professionnelle ( la bosse du pantalon, quelques postures ou mouvements avec des douleurs parfois qui peuvent être gênantes voire handicapantes !), personnelle (famille présente) ou plus simplement l’exercice de certains sports, comme pour moi, la piscine …

Et puis il y a paradoxalement, au-delà de la contrainte et de ses incidences, le plaisir exacerbé par cette situation de soumission. Un plaisir subtil, presque insidieux – révélé par cet état de tension permanente suscitant une émotion parfois forte à la simple idée d’être encagé. Ce plaisir est bien moins fort que celui lié à l’éjaculation certes… et pourtant, il est là, toujours là de manière quasi-continue, et revêt une certaine intensité quelque part. Latent, sous-jacent … obsédant parfois.

Un schéma s’installe, d’abord par la frustration à subir, les habitudes à reprendre, les réflexes à trouver, … l’attente de la libération. C’est un véritable combat psychique contre soi, difficile à appréhender lorsque comme moi on y est confronté pour la première fois! Un cruel dilemme entre espérer une jouissance attendue et l’abstinence…et donc la dépendance liée au pouvoir de la libération, de la libératrice.

Un sentiment surgit, une fois sous clef, celui d’abandon total, c’est finalement simple : comme obéir,attendre et espérer une jouissance libératrice… sa propre jouissance



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