Histoire d’un homme soumis, Marie à tout prix (2)

homme soumis

Le jeune homme soumis et sa copine

Plusieurs jours après la soirée, je retrouvais ma copine chez moi pour une soirée en tête à tête. Etais-je encore rongé par la jalousie? Je ne sais pas. Il n’empêche que j’avais l’impression d’entendre encore et encore sortir de ses délicieuses lèvres le nom de Yann dans chacune de nos conversations. Un écart se fit à un moment donné pour évoquer Marie, « terriblement seule » depuis qu’elle avait quitté l’abominable (surtout minable) garçon qui lui tenait la jambe depuis des mois. Il s’avéra par ailleurs, d’après ma compagne, que son amie Marie lui avait récemment parlé de moi, et pas en bien.

– Tu vois, Valentin, Marie pense que je devrais faire comme elle et te larguer. Qu’en penses-tu ?

Je rougis soudainement, non pas de honte mais bien d’émotion.

– De… quoi ?

– Et bien de sa manière de penser, me répondit l’ingénue calmement.

– Je ne sais pas… Je ne veux pas te perdre.

Elle éclata alors de rire, levant la tête en arrière. Les soubresauts de gaieté continuèrent une bonne dizaine de secondes durant lesquelles je faisais pâle figure. Quand elle se fut calmée, elle me dit :

– Mais non, pas cela gros nigaud ! Je parle de son moral en ce moment. Marie m’inquiète un peu depuis qu’elle est seule. Elle a beau être débrouillarde, elle parle de choses bien sombres en ce moment.

Demande d’aide pour Marie

Je relâchai un long soupir de soulagement. Jamais, je n’avais eu aussi peur de ma vie en compagnie de cette fille que j’idolâtrais. Elle remarqua cependant ma gêne et s’en amusa :

– Pourquoi voudrais-je donc me séparer de toi ?

Tentant de reprendre mes armes, je répondis par une petite pique ironique :

– Je ne sais pas, pour Yann par exemple.

– Yann ? Mmh… il n’est pas très beau, mais il a beaucoup de charisme. Oui pourquoi pas après tout…

– Quoi ?

– Mais je plaisante, me sourit-elle avec un regard rassurant. Pour en revenir à Marie, je devais l’aider à emménager dans son nouvel appartement ce week-end, mais je dois absolument travailler à la bibliothèque, dossier universitaire oblige.

– La pauvre, répondis-je. Tu lui fais un sacré faux bond. Tu n’as aucun moyen de te libérer ?

– Hélas non, mais tu ne veux pas y aller à ma place ? Je me sentirais moins coupable et vous serez, toi et tes bras, sûrement plus utile que moi là-bas.

– Tu me laisserais seul avec une jeune femme célibataire toute une journée ? Ironisais-je à mon tour.

– Crois-moi, le seul contact féminin que tu risques d’avoir en sa présence en ce moment, c’est un coup de pied.

– Tu ne crois pas si bien dire…

– Elle n’est franchement pas d’humeur à courir les hommes en ce moment, encore moins celui de sa meilleure amie. Allez, rends-moi ce service s’il-te-plait.

– Très bien, j’irai l’aider.

Le déménagement de Marie

Ainsi, je me retrouvai devant la porte du nouvel appartement le samedi en fin de matinée comme me l’avait demandé Marie. Je frappai et obéis au mot « Entre ! ». Je retrouvai, en poussant le battant, tous les meubles entassés dans le salon ainsi que nombre de cartons.

– Tu es seule ? demandais-je. Et ton père qui devait nous aider ?

– Il a apporté tous les meubles et cartons lui-même tôt ce matin. Genre très tôt, dit-elle en baillant. Il a dû repartir après, repas de famille. C’est un petit miracle que j’ai pu échapper à cela.

– Bien, qu’est-ce qu’on fait ?

– Toi, tu installes les meubles comme sur ce plan, dit-elle en me tendant une feuille bleutée. Tu défais les cartons et tu ranges tout. Moi je vais rattraper le sommeil qu’il me manque de ce matin. J’ai demandé à mon père de m’installer le lit dans la chambre avant de partir.

J’aurais dû me révolter contre cette situation assez injuste. Moi le larbin de service qu’on appelle pour faire seul les travaux d’une jeune femme assez ingrate pour aller faire une sieste pendant que j’agence gratuitement son mobilier. Mais encore une fois, les yeux de cette magnifique prêtresse donnèrent un écho différent à ma voix :

– Oui Marie, va te coucher, je m’occupe de tout.

L’humiliation aurait pu rester mineure si la magnifique brune n’avait pas rajouté :

– J’espère bien.

En extase devant les petites tenues de Marie !

Je la laissais alors fermer la porte de sa chambre et je me mis au travail. Il me fallut bien une heure pour positionner tous les meubles à leur place, seul, et une de plus pour monter les étagères suédoises. Le plus long fut l’agencement avec la dizaine de cartons entreposés devant la porte. Le rangement était d’autant plus compliqué que j’ignorais les places que souhaitaient la maîtresse de maison pour les différents bibelots. En récompense de mes efforts, je tombais heureusement et honteusement sur un carton rempli de ses vêtements.

Je trouvai à l’intérieur des culottes en dentelle, des strings, des bottes en cuir et des soutien-gorge emplis de son odeur enivrante. J’avais honte de mes agissements quand je les plaquais respectueusement contre mon nez pour en humer chaque particule, mais les ordres et le ton autoritaire de la propriétaire des yeux de cristal m’avaient terriblement excités. Un homme dans cette situation perd son humanité et est en proie à l’asservissement de ses sens.

Après une bonne demi-heure de plaisir olfactif et visuel devant les vêtements de cette déesse, je rangeai le dernier carton. Cinq heures. C’était le temps total qu’il m’avait fallu pour faire seul le travail de Marie. Fier de mon œuvre, je me dirigeai vers l’évier de la cuisine et me servis un grand verre d’eau.

Marie exige un massage !

C’est le moment exact que choisit la belle au bois dormant pour réapparaître. Sans un bruit, elle se glissa derrière moi, et me retira doucement le verre des mains en lançant, sûre d’elle :

– Merci.

Drainé depuis plusieurs heures à l’envoutement de cette silhouette parfaite, je ne répliquai pas et tendis le bras vers l’évier pour prendre un autre verre. Elle ne m’en laissa néanmoins pas le temps :

– Viens là, Valentin.

Elle s’était assise sur le canapé et s’enfonçait dans les coussins. Elle me regarda avec un air amusé tandis que je me présentais devant elle. Vêtue d’une chemisette de nuit ornée de dentelle et légèrement transparente, elle portait ses lunettes rondes qui lui donnaient un air autoritaire furieusement érotique. Ses jambes nues étaient croisées devant elle et attiraient toute mon attention, bien que je forçasse mon regard à demeurer sur son visage par politesse.

– J’ai beaucoup forcé ce matin en aidant mon père avec les meubles, me dit-elle. J’ai des courbatures partout, surtout aux jambes. Cela m’empêche de dormir correctement.

– J’en suis désolé. J’espérais pouvoir t’aider à te reposer en agençant ton appartement seul, tu semblais en avoir besoin.

– J’ai avant tout besoin d’un massage.

– Au dos ?

– T’es vraiment trop con. Tu as déjà oublié où j’ai dit avoir mal ?

A genoux devant Marie !

Je ne répondis rien devant l’air soudain vindicatif de la prêtresse. Ensuite, elle leva alors une jambe vers moi et me demanda :

– Tu peux me masser les mollets s’il-te-plait ?

Je ne comptais pas céder jusqu’à ce point, mais je dois admettre avoir été désarçonné par cette soudaine formule de politesse à la fin de sa demande. Jusqu’ici, ses requêtes ressemblaient à s’y méprendre à des ordres. Un peu perdu, je m’assis sur le canapé pour essayer d’amener son pied à moi, ce qui la fit grogner.

– Ce ne sera pas confortable comme cela, mets-toi à genoux devant moi.

J’hésitais soudainement, pris d’une angoisse relative au pouvoir qu’elle était en train de prendre sur moi.

– Allez, à quatre pattes le chien, rie-t-elle. T’inquiète pas, je ne dirai rien à Ambre.

Je me retrouvai alors instinctivement aux pieds de cette sublime étudiante qui ne se gêna pas pour poser son talon sur mon épaule.

– Masse, maintenant.

Retour aux ordres directs. Je compris que j’étais déjà allé trop loin pour m’arrêter ici. Je lui pris alors délicatement la jambe, posa son pied contre mon torse et commença à lui masser le muscle le reliant au genou. Elle me regardait, satisfaite de son emprise et lâcha :

– Tu es sexy comme cela, à genoux avec tes muscles bandés, à me servir. Enlève ton tee-shirt.

Confidences de Marie !

Je ne répliquais même plus, envouté par la beauté de cette maîtresse en puissance. Une fois le tissu éjecté, elle reposa son pied sur mon torse, désormais nu, et le palpa de ses orteils, me griffant par endroits.

– Si tu n’avais pas été à ma meilleure amie, et si tu avais été un mâle alpha, je t’aurais certainement sucé.

Un sursaut me parcourut devant une telle annonce. Complètement hébété, je répondis :

– Je… je suis désolé.

– Change de jambe, mon chien.

La transformation opérait. Je changeai de membre et le mien commençait à durcir à l’écoute de mon nouveau surnom. Je massais le plus délicatement possible, ne voulant pas faire mal à celle qui me surplombait de toute sa majesté.

– Remarque, je pense que j’aime cela.

– Quoi donc ? Demandais-je.

– Le secret d’avoir un serviteur pas trop mal bâti qui veille à mon service. Le fait que tu sois le mec de ma meilleure amie est encore plus excitant. Cela n’arrivera jamais, mais j’ai toujours rêvé de la dominer elle aussi. Mais Ambre n’a jamais cédé à aucun de mes subtils caprices. Du coup je me rattrape avec toi. Savoir que celui qu’elle voit comme son homme me masse les pieds à la demande est assez excitant. Ah oui, pardon : masse-moi les pieds maintenant.

Aussitôt ordonné, aussitôt effectué. Je passais mes mains sur les parties les plus éloignées de son visage et les plus proches du sol, symbole de mon abaissement. Délicatement je faisais en sorte de porter ces pieds qu’elle laissait tomber tout en leur apportant le plus de plaisir possible. Mes mains parcouraient sa voute et ses orteils, appuyant subtilement où il le fallait pour procurer le plus de bien être possible.

Totalement asservi à Marie !

Ce manège dura une demi-heure, durant laquelle elle ne m’adressa plus la parole, somnolant dans le canapé au rythme de mon massage. J’oubliais tout, mon amour propre et toute fidélité. A ce moment-là, j’étais un homme soumis qui appartenait à une femme supérieure à qui on ne dit pas non. Le pacte allait être scellé par la scène suivante. Après le long massage, elle dégagea ses voutes plantaires de mes mains et les posa au sol, se redressant en position assise sur le canapé. Elle pointa un doigt magnifique et autoritaire vers ses pieds à nouveau et ordonna :

– Embrasse-les dix fois chacun et pars. Tu reviendras quand j’en aurais envie et on verra bien jusqu’où je peux t’utiliser.

Docile, je me prosternai et posai sur chacun de ses pieds dix baisers qui aujourd’hui encore me restent en mémoire. Marie m’avait totalement asservi en à peine quelques heures, sans violence, sans demande, sans incitation. Juste ses yeux et ma servitude à sa splendeur. Je rentrais penaud, le sexe bandé coincé sous ma ceinture pour en masquer l’érection le plus possible. Ambre ne devait jamais savoir. Que Marie me fera donc subir au prochain appel ?

A suivre, du moins je l’espère.

Everclay

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4 comments on “Histoire d’un homme soumis, Marie à tout prix (2)
  1. bonjour

    c’est une tre jolie histoire
    j’espere qu’elles sont dans la confidence
    del vous permettra d’aller plus loin
    et de faire de nombreux récits
    que je lirais avec enthousiasme

    • Elles ne sont pas dans la confidence, ces écrits sont des excès de liberté et de témoignage que je me permets. Un dernier échappatoire et requiem de ma condition d’homme libre.

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