Un homme soumis rencontre l’amour par hasard !(1)

La réunion syndicale

La réunion avait été houleuse au comité régional de mon syndicat d’enseignants. Je sortis sur le trottoir de la Bourse du travail de Montpellier pour m’allumer fébrilement une cigarette, pensant à tous les débats que j’avais entendus. J’étais novice en militantisme syndical, c’était seulement la deuxième année que j’enseignais, en tant que TZR d’histoire sur le secteur sud de l’Hérault.

-Vous avez du feu ? me demanda une voix féminine.

-Oui, bien sûr.

Distrait, je tendis le briquet puis le lâchai un peu vite. Du coup, celui-ci tomba par terre. La femme qui m’avait demandé du feu se pencha et le ramassa vivement, se relevant avec souplesse.

-Oh, pardon ! Dis-je.

Elle alluma sa cigarette et me rendit mon briquet.

-Pas grave ! fit-elle en haussant les épaules.

Elle me regarda soudain de façon aiguë, en plissant les yeux et en voûtant les épaules.

-On se connaît, non ? Tu es au syndicat ?

-Oui, enfin, depuis quelques mois seulement, je n’ai pas eu trop le temps de m’y investir.

-Ah ! Mais voilà ! T’es TZR en histoire, c’est ça ? Tu as fait un remplacement dans mon lycée en septembre ?

-Oui, c’est ça. Toi, tu t’appelles Aline et tu enseignes la philo, c’est ça ?

-Quelle mémoire ! Et toi… attends, ne dis rien. Amaury, c’est ça ?

-C’est ça, fis-je en lui souriant.

homme soumisRencontre avec Aline !

Je me rappelais en effet d’Aline. Le genre de nana qu’en tant que jeune prof, on n’ose pas aborder dans la salle des profs, si ce n’est pour échanger sur les élèves mais qui m’avait paru tout de suite sympa. Et très belle ! Une chevelure d’un roux très sombre, frisée, un léger semis de taches de rousseur sur son visage, des formes opulentes et une petite taille. À tout cela s’ajoutait une personnalité pétillante et pleine d’humour. Mais comment aborder une telle femme, de quelques années mon aînée, approchant de la trentaine, sans se couvrir de ridicule ?

-Allô ? Ici Houston, j’appelle la base lunaire, fit-elle en riant.

-Excuse-moi, je suis souvent dans la lune.

-T’inquiète, moi aussi. Alors, tu en as pensé quoi, de cette réunion du comité régional ?

-Ben, en fait, je ne sais pas quoi te répondre sans passer pour un con. Je n’ai aucune expérience syndicale, donc il y a tout un tas de trucs dans les débats qui m’échappent complètement. J’ai surtout été intéressé par le débat sur la défense du statut des enseignants et plus largement, des agents de la fonction publique. Je vois qu’il n’y a pas de consensus à cet égard, certains pensent qu’il est nécessaire de faire évoluer les statuts en fonction de l’évolution des missions de service public, d’autres considèrent qu’il n’y faut rien changer. Franchement, je suis perdu et je ne peux pas discuter intelligemment de cela avec quelqu’un qui a des fonctions dans le syndicat.

-Oui, je sais, je suis membre du comité régional mais bon… tu sais, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, comme on dit. C’est juste parce qu’on m’a filé ce truc que je suis là, je n’étais pas chaude pour assumer cette responsabilité, à la base.

Invitation à prendre un verre

-Ah bon ? Je croyais qu’en fait, on choisissait, on se portait comme candidat, un truc comme ça…

-Non, en fait, c’est pas ça du tout. Dans ce milieu-là, c’est tout le contraire. Tu t’investis, tu ouvres ta gueule, tu ne demandes aucune responsabilité et le lendemain, tu te retrouves avec tout un tas de cadres syndicaux qui te demandent de prendre telle et telle responsabilité parce qu’ils n’en peuvent plus, ils sont débordés.

-Merde ! Moi, je voulais justement m’investir davantage parce que vu ce qu’ils sont en train de nous mettre, je me disais que, voilà ! Il ne fallait pas qu’on se laisse faire !

-Ben ouais, c’est justement ma réflexion, mais bon ! Trop, c’est trop ! J’ai l’impression de n’avoir plus une minute à moi, ni pour ma vie privée, ni pour ma passion, qui est la matière que j’enseigne, la philosophie…

-Moi, c’est pareil. Entre les préparations de cours, les corrections et tout, j’ai l’impression de ne plus vivre. Et pourtant, j’aimerais pouvoir filer un coup de pouce au syndicat pour pouvoir faire avancer le schmilblick.

Aline jeta un coup d’œil sur sa montre-bracelet.

-Je ne sais pas ce que tu en penses mais il est tard. Dix-huit heures passées. Ça te dirait qu’on continue à tchatcher autour d’un petit godet ? J’ai soif, là !

-Ouais, si tu veux.

-T’es venu en bagnole ?

-Non, j’ai pris le tram, j’avais trop la flemme de me galérer pendant une demi-heure à chercher une place et risquer d’arriver en retard à la réunion.

-Bon ben moi j’ai la mienne garée pas trop loin. On va jusqu’à la place de la Comédie et on se trouve un petit bistroquet sympa ?

-Ça marche.

Retour en voiture à Paris

Je la suivis jusqu’à sa voiture. C’était une Mini-Austin nouvelle mouture, concession à la mode de faire de nouveaux modèles de bagnoles sur la base des voitures des années soixante. C’était quand même un petit bijou, avec son grand cadran central au-dessus du volant, rétro-futuriste au possible. Je m’installai sur le siège du passager. Aline se penchait pour regarder dans le rétroviseur extérieur, la tête légèrement penchée. Dès que la voie fut libre, elle sortit de son stationnement et s’élança sur le boulevard, pied au plancher. Nous arrivâmes à un feu rouge. Alors que nous nous approchions, le feu passa à l’orange. Elle accéléra à fond, se plaça sur la file de droite et dépassa une voiture pour tourner à gauche sur le boulevard. Je me tenais à la poignée au-dessus de la porte, effaré par cette conduite pour le moins sportive.

-.. Sinon, il y a peut-être des moyens plus sympas de se suicider, non ? demandai-je à moitié sur le ton de la plaisanterie.

-Ne t’inquiète pas, j’ai vécu à Paris un certain temps, si tu ne conduis pas comme ça, tu te fais niquer tout le temps.

-Quand même !

Nous avons fini par arriver sains et saufs sur la place de la Comédie. Nous nous installons à la terrasse d’un café et prenons notre commande.

Aline s’intéresse à moi !

Aline s’enquiert de ma carrière professionnelle.

-Donc, là, t’es dans ta deuxième année ?

-Oui, l’an dernier j’étais en stage à Nîmes et on m’a filé un poste de TZR dans l’Hérault.

-Mais tu n’es pas d’ici, tu n’as pas l’accent.

-Non, en fait je suis de Nantes. Mais de toutes façons, à part les vieux, il n’y a pas beaucoup de monde qui a l’accent, à Montpellier.

-C’est sûr. Mais bon, on reconnaît quand même les gens qui sont du coin et les autres.

-Et toi ?

-Moi, ça va faire bientôt cinq ans que j’enseigne. Je vais avoir vingt-neuf ans en juin.

-Moi, j’en ai vingt-quatre.

-Et tu te plais, dans l’enseignement ?

-Mais je n’imaginais pas que ce serait si difficile. D’un autre côté, je ne vais pas me plaindre, il y a des métiers beaucoup plus durs mais j’aime que le boulot soit bien fait et on nous met trop de bâtons dans les roues pour pouvoir le faire correctement.

-C’est exactement ce que je pense. On en avait déjà discuté quand tu as bossé dans mon bahut, tu te rappelles ?

-Bien sûr. J’aimais bien discuter avec toi. Je ne suis pas resté longtemps mais j’en ai gardé un bon souvenir. Tu m’avais fait une réflexion sur l’influence de l’histoire sur les courants philosophiques, à l’époque.

-Oui, à propos de Marx ?

-Oui, même que je me suis acheté un bouquin que tu m’avais recommandé. Passionnant. L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État de Friedrich Engels.

-Alors, tu l’as lu ?

-Je l’ai dévoré. Je l’ai acheté juste après mon remplacement dans ton lycée, aux vacances d’automne.

Echange de nos coordonnées en fin de soirée !

-Ça me fait plaisir. Je t’en prêterai d’autres dans le genre, si tu veux. Ce sont de bonnes lectures quand on est militant syndical, ça permet de comprendre le monde dans lequel on vit. C’est pour ça que je pense que la philo n’est pas une matière morte, purement académique, ce n’est pas juste un truc d’intellos snobinards qui se la pètent, tu vois ce que je veux dire ?

-Je pense la même chose de l’histoire. Le nombre de fois que j’ai entendu que ça servait à rien et patati et patata ! Ça m’énerve !

Aline rit. Elle plongea son regard dans le mien, puis s’alluma une cigarette.

-T’es marrant. Toujours indigné, n’est-ce pas ?

-Absolument, fis-je avec un sourire. Jusqu’à mon dernier souffle.

Je payai les consommations et nous quittâmes le café. Nous marchions sur la place vers sa voiture.

-Tu veux que je te ramène chez toi ? demanda Aline.

-Non, je te remercie, ça ira. J’habite dans le centre, en fait.

-Bon ben, je vais rentrer chez moi. Je n’habite pas à Montpellier, tu sais.

-Tu habites où ?

-À Fabrègues.

-Ça va, c’est pas loin.

-Oh ! Une petite demi-heure si ça roule bien.

-Ben, bonne route alors, Aline. Et sois prudente ! fais-je en riant.

Je l’embrasse sur les deux joues.

-À bientôt.

-À bientôt, Amaury.

Elle fait demi-tour et s’éloigne vers sa voiture.

-Aline, attends !

-Oui ?

-Pour les livres que tu voulais me prêter, ça tient toujours ?

-Ben oui !

-On fait comment ?

-File-moi ton téléphone et ton e-mail et je te rappellerai.

Je sors un stylo de ma sacoche, j’arrache un bout d’un tract syndical et j’écris mon nom, mon numéro de téléphone et mon mail.

-Tiens, voilà ! Dis-je.

 

 

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