Les bottines en cuir

les bottines en cuir

Elle prenait le même bus que moi. Tous les jours, matin et soir, je l’observais.

Toujours assise dans le fond, pianotant sur son smartphone de façon distraite. Elle était jeune, 25 ans peut-être, la peau mate, des traits fins, et de longs cheveux noirs qui tombaient sur ses épaules.

Pas un jour où elle n’était pas habillée de façon très élégante. Ses bottines en cuir, avec leurs hauts talons fins, me fascinaient. Parfois, son regard quittait l’écran quand elle daignait donner un peu d’attention au monde environnant, et ses yeux sombres me foudroyaient quand ils croisaient les miens. Je ne pouvais m’empêcher alors de baisser le regard, piteusement.

Un soir, un plus hardi que d’habitude, et sans trop savoir dans quel but, je reste dans le bus après l’arrêt où je descends habituellement. Je la scrute par quelques regards en coin, la suis des yeux lorqu’elle se lève, et sors en même temps qu’elle. Je commence à la suivre dans les rues du quartier résidentiel, le coeur battant, conscient de manquer totalement de discrétion.

Je la perds lorsqu’elle tourne au coin d’une ruelle. Marchant un plus vite, dans la peur de l’avoir perdu, je tourne à mon tour, et me retrouve nez à nez avec elle… Elle se tient droite devant moi, bien campée sur ses talons, les mains sur les hanches.

– Tu veux quoi ? me lance-t-elle tout en me foudroyant du regard

Je bafouille quelques mots incompréhensibles, pris de panique.

– Réponds !

Le ton est un peu plus intimidant encore.

– Je… Rien, je veux rien… Je marche c’est tout…

– Te fous pas de ma gueule, t’arrête pas de me mater, et maintenant tu me suis ? T’es un sale pervers ou quoi ? Je sais me défendre, alors me fais pas chier !

– P… Pardon si je t’ai fait peur…

– T’as dit quoi ? j’ai pas entendu. Répète.

– Je te demande pardon

– Je t’ai autorisé à me tutoyer ?

– Heu… Mais…

Elle fronce les sourcils. Les intonations de sa voix, bourgeoise et autoritaire, me font l’effet d’un électrochoc érotique.

– Je vous demande pardon.

– C’est mieux. Mais baisse les yeux.

Je m’éxécute tout de suite. Sa façon de me dicter ses ordres m’excite sans que je sache bien pourquoi, et je sens mon sexe se durcir subitement. Elle semble réfléchir quelques secondes puis me lance :

– Bien, maintenant suis-moi.

Elle fait quelques mètres avant de sortir des clefs de son sac de cuir, puis ouvre la porte d’un immeuble chic et pénètre à l’intérieur. Je la suis, et m’arrête lorsqu’elle se retourne vers moi au milieu du hall.

– Je t’ai dit de baisser le regard il me semble.

Je m’aperçois avec honte que j’ai relevé distraitement les yeux en la suivant et replonge mon regard vers le sol.

– Je peux te pardonner, reprend-elle. Mais il va falloir me prouver que t’es un gentil garçon.

Mon coeur bat de plus belle.

– comment ? Dîtes-moi !

Elle a un petit rire à la fois distingué et malicieux.

– Ok, on va voir si tu joues vraiment le jeu. Tu aimes mes bottines on dirait ?

Je rougis d’abord, puis hoche la tête affirmativement.

– Tu as de la chance : tu vas pouvoir les nettoyer.

Elle avance une jambe. Je regarde ses bottines impeccablement cirées, et hésite quelques secondes, ne sachant exactement quoi faire.

– Allez, allez, j’ai pas que ça à faire moi ! Fous-toi à genoux, maintenant.

Je m’éxécute avec empressement, et commence à frotter le bout de la chaussure avec ma manche.

– Mais mieux que ça ! Crache dessus, allez !

Je crache, avant de frotter à nouveau.

– Bien, je veux que ça brille, tu entends ? Allez, lèche maintenant.

Cette fois, j’hésite à peine avant de passer ma langue sur le cuir de la bottine. Mon sexe est gonflé et je sens que mon caleçon est déjà un peu humide.

– Bien, c’est bien, murmure-t-elle, et je peux entendre à sa voix qu’elle sourit. Et tu vas bien les lécher dessous aussi.

Elle soulève le bout de sa chaussure, et je passe ma langue sur sa semelle. Je ferme les yeux, comme enivré par l’érotisme puissant de la situation.

– Tu as l’air d’être un bon garçon, c’est vrai… Peut-être que je pourrai faire quelque chose de toi.

Je sens sa main passer dans mes cheveux, et me sens tel un chien qu’on récompenserait. Une énorme satisfaction m’envahit.

C’est à ce moment que le bruit d’une clef tournant dans la serrure de la porte d’entrée se fait entendre.

J’ai à peine le temps de me relever, rouge de honte, quand je vois la silhouette d’un homme passer à mon côté puis monter l’escalier après avoir échangé un « bonjour » avec elle.

Elle me regarde avec un petit sourire en coin avant de me glisser dans l’oreille :

– Maintenant rentre chez toi, et branle-toi un coup, ça te calmera. Demain, tu fais comme si rien ne s’était passé, ok ? Mais peut-être qu’un jour, la semaine prochaine, ou dans un mois, je te ferai signe de me suivre, et je te montrerais plein d’autres choses. Allez, casse-toi vite fait.

Je sors et rentre chez moi. Je me branle frénétiquement et me fais jouir en quelques secondes. Mais j’ai beau avoir joui, je sens toujours l’excitation au fond de moi. Je sais qu’un seul geste d’elle suffira à faire de moi sa chose.


Du même auteur



Si vous avez aimé cette histoire et aimeriez en lire d’autre, n’hésitez-pas à laisser un commentaire. L’auteur pourra ainsi savoir que vous avez apprécié son récit et cela l’encouragera à en écrire d’autres. Vous pouvez, également, donner votre avis sur le sujet abordé. Merci pour votre support.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.