Lise : chapitre 1

Première rencontre

Lyon. Restaurant Les Comédiens rue E. Herriot. Juin 1994. Je me souviens de tous les détails de cette scène. Les personnes présentes, l’endroit exact où se situe notre table, la température plutôt chaude pour la saison, ce qu’elle porte, la façon dont elle entre dans ce restaurant où je dîne avec des amis, ce que je ressens en la voyant pour la toute première fois. Ce que je me dis aussi : « c’est exactement elle, je veux cette fille ». Lise. Grande. Mince et bien faite. Etudiante en Droit. Une grande robe bleue, un grand chapeau de paille élégant. Des yeux bleus hypnotisants.

Une semaine plus tard, je la croise de nouveau dans une fête sur les pentes de la Croix-Rousse. Guitare. Elle chante. Bien. Clapton et « Tears in heaven » qui achève de m’ensorceler. Je la raccompagne tard la nuit. Premier baiser sur les quais du Rhône, elle traversant vers la Guillotière, moi rejoignant St-Georges. Je la voulais et je l’embrasse dans la chaleur de la nuit. Tout est allé vite. Nos amis communs sont passés par là, sans aucun doute. Je n’ai pas cherché à cacher mon trouble, mon état d’hébétude totale disons la vérité. Un sourire béat sur mon visage. Subjugué.

Premier épisode de notre relation

Elle souffre à l’époque d’alopécie nerveuse. Aussi porte t-elle toujours un chapeau, une casquette ou un bandana noué sur son crâne. Crâne que je la persuade rapidement de raser totalement. Elle assume parfaitement cette tête lisse en public, d’un érotisme qui aujourd’hui encore, à mes yeux, ne se dément pas. C’est l’été. Une bande d’amis, pas grand chose à faire si ce n’est profiter de la vie. Pique-niques, virées en 2CV, « Allons à la campagne » de Kent hurlé à pleins poumons. Des rires, des discussions, des soirées arrosées. Période magique.

Nous sommes restés ensemble quelques semaines Lise et moi, mais notre relation n’est jamais devenue sérieuse. Pas de sexe pour cette première période. Première, oui, car il y en aura d’autres. Une présentation à ses frères, quelques jours chez ses parents en Savoie, puis la séparation car elle ne ressentait pas ce qu’elle avait espéré. Fin du premier épisode. Je me souviens en détails de mon retour en stop et des heures passées au péage de Chambéry, à attendre une bonne âme.

Deuxième épisode de notre relation puis nouvelle rupture

Poursuite de mes études, direction Paris. 2 ans se passent. Retour à Lyon pour travailler quelques mois dans un hebdo local. Et nouveau contact avec Lise. Nous nous remettons ensemble. Elle est plus mûre me dit-elle, regrette d’avoir rompu. Pas de sexe, enfin pas vraiment. Elle aime que je la masturbe avec la paume de ma main bien à plat sur son mont de Vénus, elle allongée  sur le dos, cuisses ouvertes, ou bien sur le ventre, fesses relevées, ma main glissée sous son ventre, entre ses cuisses. Elle ne me suce pas mais me caresse. J’attends  plus bien sûr. Mais je ne sais sans doute pas l’y amener. Départ au service militaire.  Deux ans dont un en opération extérieure. Nous nous retrouvons à chaque permission. Toujours pas de pénétration. Puis vient la nouvelle rupture. Plus dure pour moi cette fois. Je suis amoureux, du moins je crois l’être. Elle, elle est désolée mais elle ne peut pas, n’est pas assez amoureuse. Bref…. je l’oublie, enfin non, je ne l’oublie pas mais je vis ma vie. Rencontre, mariage, enfants, carrière.

Vingt ans plus tard…

Presque 20 ans s’écoulent avant que je ne la recroise. Je n’ai pas passé toutes ces années en l’ignorant. J’ai suivi sa vie, du moins ce qu’elle en a laissé voir sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? Je m’interroge encore. Nostalgie sans doute. Ou autre chose. Elle a trouvé l’amour me semble-t-il, est devenue maman. Je ne sais rien d’autre. Il aura suffi d’une terrasse de café. Elle lisant Barjavel. Moi prenant une bière avec un ami. Elle est redevenue brune, une magnifique chevelure. Presque dommage, j’aimais son crâne lisse. Regards échangés… Est-ce elle ??? J’en suis sûr. Oui, c’est elle. Aussi belle, plus « femme » avec les années. Magnétique, toujours. L’ami prend congé et Lise se lève.

-Bonjour Victor… cela fait longtemps.

-Bonjour Lise…. oui, 19 ans exactement. Tu es… radieuse je dois dire. Que deviens-tu ? Je t’en prie, assieds toi.

Elle me raconte ces années. Son mariage, son divorce, la garde de sa fille puis le choix de cette dernière de vivre avec son père. Je lui raconte mes années. Mariage, paternité, lassitude mais pas de divorce. Elle habite juste à côté, m’invite à poursuivre la conversation chez elle. Son charme opérant toujours sur moi, plus que jamais devrais-je dire, je la suis, trop content de respirer son parfum, admirer ses courbes et entendre sa voix.

-Tu sais : me dit elle une fois la porte de son charmant appartement refermée. J’ai bien changé. La Lise un peu prude que tu as connu, elle n’existe plus… j’aimerais, disons, me faire pardonner de t’avoir largué, deux fois…

Nouvelle rencontre avec Lise

Je reste sans voix, me demandant si je suis en train de bien comprendre ce qu’elle me dit, si elle me propose bien ce que je crois…

-Ca m’a fait mal tu sais, à l’époque. Surtout la deuxième rupture, j’étais amoureux, moi. Dis-moi, comment pourrais-tu te faire pardonner ? Et bien… peut-être comme ceci…

Lise s’approche et me prend la main.

-Viens…!

Elle me conduit dans une petite pièce. Son boudoir me dit-elle. Un grand miroir, allant du sol au plafond. Ambiance feutrée, tentures, fauteuil et méridienne, légère pénombre. Je m’attends à un baiser, pour commencer. Mais elle s’agenouille, ses yeux dans les miens. Pas un mot. Je suis subjugué, anesthésié par la surprise. Elle me libère, déjà dur et tendu. Petits baisers, coups de langues sur mon gland, le long de ma hampe. Ses doigts qui m’enserrent, sa langue sur mes testicules. Une fellation divine.

Elle m’avale presque entièrement, joue de ses lèvres qui m’effleurent, m’embouche à nouveau. Jusqu’au bord de l’explosion. Puis elle se redresse, me tenant toujours entre ses doigts. Elle relève sa jupe, ne porte rien dessous. Une main en appui sur le dossier de la méridienne, reins cambrés, cuisses qui s’écartent… son regard toujours vissé au mien .

-Viens… baise-moi !

Première pénétration !

Je ne me fais pas prier davantage. Aucun homme n’y résisterait, surtout pas moi. Lentement d’abord. Savourer cette possession, mains sur sa taille toujours aussi fine. Je m’enfonce en elle. Elle est trempée, me désire. Je la prends jusqu’à la garde, me retirant lentement pour mieux m’enfoncer, de plus en plus brutalement. Elle apprécie, me le dit.

-Encore…. baise moi bien, baise moi bien fort… vas-y… je suis ta salope…. !

Je ne la reconnais effectivement plus, mais pour l’heure, pour l’instant je devrais dire, j’en profite pleinement. Les questions viendront plus tard, après la jouissance. Ses mains ouvrent ses reins, me les offrent. Elle tourne la tête, me regarde et…

-Encule moi,… j’aime être enculée comme une chienne. Vas-y, enfonce ta queue, baise moi le cul…!

Il est des jours où vous vous pensez béni des dieux, enfin de celui de la luxure pour ma part. Je la sodomise, lui claque les fesses, la défonce aussi fort que possible en regardant ce tableau sexuel dans le grand miroir… Tableau d’une beauté sauvage, animale. Elle répète qu’elle est ma pute, ma salope, qu’elle veut que je la remplisse, que je lui donne mon foutre… Ce que je ne tarde pas à faire, en hurlant mon plaisir alors qu’elle atteint elle aussi le nirvana des sens.

Inoubliable moment de plaisir avec ma Lise !

Nous sommes trempés de sueur, souffle court. Nous restons ainsi de longues minutes avant que je ne me retire. Je l’ai baisée sans capote. Folie pure, je le sais. Mais une autre folie, plus puissante encore que le risque, s’est emparée de moi. Et puis…. il s’agit de Lise… MA Lise… et j’avais un compte à régler avec notre passé. Elle s’agenouille à nouveau et me nettoie, longuement. Elle ne semble pas rebuter par cette queue qui vient de sortir de ses reins.

-J’espère que tu as aimé ? me dit-elle…..

-C’était….. inouï, et inoubliable. Je te remercie, sincèrement. Il y a longtemps que je n’avais pas joui aussi fort.

-De rien, nous n’oublierons pas non plus, rassures toi. Tu m’a bien baisée et j’ai joui très fort moi aussi.

Elle ne me laisse pas le temps de rajouter quelque chose et m’embrasse à pleine bouche….

-A très vite, à très très vite : me murmure t-elle en me glissant un petit bristol avec son numéro dans la main.

Retour à la rue, nuage sur lequel je flotte, jambes coupées par le plaisir, interrogations multiples. Incompréhension totale. Retour en arrière et rediffusion du film. « Nous n’oublierons pas non plus…. ».
Nous ? Mais c’est quoi ça ? Une erreur ou bien ??? Réflexion à vitesse supersonique. Evacuation des hypothèses fumeuses. N’en reste qu’une seule, qui douche instantanément mon euphorie : le miroir.


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7 comments on “Lise : chapitre 1
  1. Nous ? Intrigue…. miroir ou double personnalité avec la dominatrice qui se cache derrière Lise ?? Prête à surgir et capturer sa proie ?

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