Ma logeuse Dominatrice (3)

 logeuse DominatriceMa logeuse Dominatrice (3)

Le lendemain matin, Hélène, ma logeuse Dominatrice, se montra étrangement mal à l’aise. Bertrand n’était plus là sans que je l’ai entendu partir.

-Ça va?

-Oui Madame, on fait aller.

-Écoute, si tu veux partir, je t’aiderai à trouver un autre logement.

J’étais estomaqué par ce qu’elle venait de me dire.

-Vous voulez que je parte?

-Non ! non pas du tout.

-mais c’est sans doute mieux pour toi.

-Je veux rester ici !

Elle me fixa avec un regard étrangement triste.

-Tu sais. J’ai des amies qui louent des studios. Elles pourront te faire un prix et elles seront sans doute moins exigeantes que moi.

-Ce n’est pas ça. C’est avec vous que je veux rester.

-Mais pourquoi?

Je baissais les yeux, mais il fallait que je le dise.

-Je vous aime Madame !

Il y eut un silence gênant.

-Tu m’aimes? Tu te rends compte de ce que tu dis?

Je relevais les yeux vers elle, son regard était embrumé.

-Oui.

-Mais je ne suis pas quelqu’un qu’on aime, et puis j’ai trente ans de plus que toi, Pascal. Il faut que tu comprennes. Je vais te faire du mal. Va t’en !

Des larmes coulaient sur ses joues, je ne l’avais jamais vue dans un état pareil.

– Je vous aime Madame et je préfère mille fois souffrir par vous, qu’être loin de vous.

Elle me regardait bizarrement, des larmes plein les yeux, elle murmura dans un sanglot, la voix basse, presque comme une prière.

-Je t’en supplie. Va t’en ! Tu as tout l’avenir devant toi.

Je me levai et je vins lui embrasser la main.

-Ne me chassez pas Madame ! s’il vous plaît !

-Mais qu’est ce que tu fais avec moi ? Plutôt que d’être avec des filles de ton âge ?

-Je vous aime !

Elle reprit un peu de contrôle.

-Pascal, tu ne me connais pas. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Je suis folle Pascal. J’aime faire souffrir les gens qui m’aiment et encore plus les gens que j’aime.

Je posai un nouveau baiser sur sa main.

-S’il vous plaît, gardez-moi auprès de vous ! Je ne vous demande rien, juste d’être auprès de vous.

Elle était à nouveau décomposée et me répondit dans un sanglot en baissant la tête.

-Tu accepterais que je te fasse souffrir, que je t’humilie et que je te fasse faire n’importe quoi?

-Oui, sans hésiter ! Si c’est vous qui me le demandez et si je reste avec vous !

Elle releva ses yeux noyés de larmes et me regarda fixement.

-Tu es encore plus fou que moi !

Elle me prit dans ses bras et me serra de toutes ses forces. Je sentais l’odeur de sa chair , sa chaleur, la douceur de son corps. Dieu, que j’aimais cette femme ! Son étreinte dura un long moment, paradisiaque !

-Bon allez, c’est pas tout ça mais il faut se préparer pour aller bosser. Tu as cours à quelle heure?

-10H, j’ai le temps.

Ben alors, si tu peux faire une lessive. Je t’ai expliqué comment je faisais.

Puis elle ajouta avec un sourire espiègle, malgré ses yeux toujours noyés de larmes :

-Et ne t’avise pas de sentir mes petites culottes !

Toute la journée, une phrase repassa en boucle dans ma tête :

-…et encore plus les gens que j’aime…

Qu’avait-elle voulu dire? Commençait-elle à éprouver des sentiments pour moi ou était-ce simplement une remarque d’ordre général? Une chose était sure, j’étais aussi fatigué après cet échange que si j’avais couru un semi-marathon. Mais j’étais rasséréné. Je lui avais enfin dit que je l’aimais et elle ne m’avait pas ri au nez. Le plus étrange, c’est d’avoir dit cela avec la conviction que mon amour resterait purement platonique alors même que son corps éveillait chez moi des fantasmes inconnus.

Le soir venant, j’éprouvais une certaine appréhension à me retrouver face à ma logeuse Dominatrice. Nous nous étions dit des choses le matin de nature à modifier profondément nos rapports et je craignais sa réaction.

Elle rentra tard, un peu éméchée. J’avais préparé le repas, mis la table et je l’attendais en regardant la télé.

-Excuse moi, on m’a invité à prendre un pot.

-Je vous ai préparé un bœuf au carottes.

-C’est très bien, je vais me mettre à l’aise et on passe à table.

Nous mangeâmes en silence, chacun perdu dans nos pensées, puis nous nous installâmes sur la banquette pour regarder la télé. Je sentais que quelque chose la tracassait. Au bout d’un moment, sans me regarder, elle dit :

-Pascal ! Je peux te poser une question indiscrète?

-Oui, bien sur !

-Est-ce que tu as déjà été avec une fille?

Je me sentis rougir jusqu’à la racine des cheveux.

-Euh…non…pas vraiment.

Elle se tourna vers moi.

-Pas vraiment, ça ne veut rien dire. Est-ce que tu as déjà fait l’amour?

-Non Madame.

Elle passa un doigt sous mon menton pour me relever la tête. J’étais extrêmement gêné de la regarder dans les yeux après ce que je venais de lui avouer.

-Il ne faut pas en avoir honte, ça viendra bien.

-Oui, je sais.

Puis je repensais à la cage qui m’enserrait le pénis.

-Mais, Madame, avec ma cage, je ne peux pas !

Elle eut un regard espiègle.

-Ben non ! c’est bête hein ! C’est pas pour cette année ! Je vais conserver un petit puceau chez moi !

Des larmes me montèrent aux yeux devant l’insulte et la réalité de ma situation.

Ma logeuse Dominatrice partit d’un rire hystérique en tapant dans ses mains.

-Oh, je sens qu’on va bien s’amuser !

J’étais mortifié. Décidément, cette journée étrange nous avait révélé l’un à l’autre. Je ne pouvais plus revenir en arrière sauf à partir, ce que je n’envisageais même pas.



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