Maîtresse Cecile, femme dominatrice (2)

Maîtresse CecileMaîtresse Cecile hante mes pensées !

Lundi soir. Je m’ennuie comme un rat mort dans mon hôtel à Paris. Normalement, ces soirs-là, je vais toujours me balader à Montmartre et dîner dans mon restaurant préféré sur la Butte. Mais là, non ! Maîtresse Cécile hante mes pensées, je ne pense qu’à elle, notre longue balade dans les rues de Montpellier la veille, notre dernier baiser passionné sur le quai de la gare.

Je descends donc au bar de l’hôtel et je commande un martini. Ensuite, je m’installe à une table et tout en sirotant mon verre, je réfléchis à ce week-end et à ses implications. Je m’étais promis de ne plus m’attacher, de ne plus accorder une place aussi importante aux sentiments. Las ! Dès vendredi soir, la première fois que j’ai vu Cécile, j’étais pris au piège. Son type méditerranéen, ses yeux pétillants de malice, sa forte personnalité ont eu raison de moi. Avec les années, j’ai juste appris à être un peu plus prudent, mais chassez le naturel et il revient immédiatement au galop !

Je me demande même si mes fantasmes de soumission ont quelque chose à voir avec mon sentimentalisme excessif, « à la madame Bovary ». N’est-ce point l’expression de mon envie d’un rapport totalement fusionnel avec une femme qui me fait finalement désirer l’abdication de toute volonté, en complète contradiction avec ma personnalité ordinaire ? Est-ce pour cette raison qu’à vingt-neuf ans passés, je suis toujours seul, ayant échoué à trouver l’âme sœur ? Une sorte d’incapacité profonde à comprendre ce que recherche une femme, à savoir un mec conquérant, impétueux, dominateur, ultra-sûr de lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Mon œil, ouais !

Follement amoureux de Maîtresse Cecile !

Et voilà que cette Cécile débarque inopinément dans ma vie et que je me laisse séduire. Elle me sort son fantasme de domination féminine qui correspond tellement au mien que j’en reste pantois, que je capitule sans conditions. Comme tout est plus facile, d’un coup ! Je puis désormais me laisser aller à ce sentiment amoureux que j’avais soigneusement tenu en laisse pour ne plus en souffrir, me débarrasser de cette idéologie de mâle cynique que j’arborais fièrement, inconscient du fait qu’il s’agissait d’un bouclier pour enfin, me dire sincèrement à moi-même : « Je suis follement et éperdument amoureux de Cécile ». J’ai envie de le crie sur les toits, de le dire à la planète entière : « Cécile, je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime ! ».

Et dire que mercredi, je serai à ses pieds. J’ai déjà changé mon billet de TGV pour rentrer plus tôt à Montpellier, tant pis si je dois me lever aux aurores, j’arriverai un peu après-midi. J’entends mon téléphone, c’est un SMS. Je le sors de ma poche : « Comment vas-tu, mon amour ? Je t’embrasse. C. ». Fébrilement, je lui réponds : « Je me languis de toi. Hâte d’être à mercredi. Bisou, ma très douce. L. ».

Retour à Montpellier

Mon doigt hésite sur la commande d’envoi du message, puis je l’appelle. Cécile répond au bout de deux sonneries.

-Allô ?

-Salut, Cécile. C’est Laurent.

-Je sais, j’ai ton numéro dans mon répertoire, tu sais…

-Ça va ?

-Oui, à part que tu me manques.

-Moi aussi, tu me manques. Tu rentres quand ?

-Mercredi, j’ai changé mon billet de train pour arriver plus tôt.

-Super ! Tu arrives à quelle heure ?

-À 10h30.

-Tu peux prendre ta voiture, mercredi ?

-Bien sûr.

-Alors, tu me rejoindras à Saint-Guilhem le désert en début d’après-midi, d’accord ? Tu sais où c’est ?

-Oui, oui, je connais.

-Je t’enverrai un SMS mercredi matin et je te dirai quoi faire.

-Cécile…

-Oui ?

-.. rien. Juste que… voilà, je suis très heureux de t’avoir rencontrée, c’est tout.

-Moi aussi, Laurent. Je t’embrasse. À mercredi. Prends soin de toi, d’accord ?

-Oui, toi aussi.

Je raccroche. Mon cœur bat, je me sens vivant. Comme jamais auparavant.

Mercredi matin, je monte à bord du TGV à destination de Montpellier en gare de Lyon. Comme d’habitude, je manque de rater le train parce que je reste pendant de longues minutes à contempler les fresques des villes desservies par l’ancienne ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille) qui me font toujours rêver depuis l’enfance. C’est au moment où je suis confortablement installé et que je contemple le morne paysage de la banlieue sud que la sonnerie de mon téléphone retentit. C’est un SMS de Cécile : « Tu as rdv à 11h chez Adélaïde, esthéticienne, rue de Barcelone. Sois ponctuel. Bisou, mon amour. C. ».

Rendez-vous chez l’esthéticienne !

Je me dis qu’heureusement que la rue de Barcelone est proche de la gare. Mais pourquoi diable dois-je me rendre chez une esthéticienne au retour de Paris ? C’est nanti de ces interrogations que je me pointe devant une bâtisse délabrée à l’adresse indiquée avec mes bagages. Un panneau délavé sur la façade vante les qualités suivantes : « Maîtresse Adélaïde, voyante et esthéticienne. Soins du corps et de l’esprit. Discrétion assurée ». Suit un numéro de téléphone portable et une adresse e-mail. Je sonne à la porte. Une jeune femme, grande, coiffée d’un bandeau rouge, vêtue d’une longue robe noire, m’ouvre la porte.

-Bonjourrrrr ! Vous voulez connaîtrrrre votre avenirrrrrr ? Vous désirrrrrez de philtrrrres d’amourrrr ? me dit-elle avec un faux accent russe digne des films de James Bond.

-Bonjour, madame, je lui réponds. Non, en fait, j’ai rendez-vous à 11 heures.

-Ah ! Tu dois être Laurent, c’est ça ? me répond-elle cette fois avec un accent parfaitement normal.

-Oui, oui. C’est ça, je suis Laurent, je viens de la part de Cécile.

Elle me fait la bise.

-Entre ! Me dit-elle. Je suis une grande amie de Cécile. Tu sais, nous avons beaucoup de points en commun.

L’esthéticienne, grande amie de Cécile !

Je ne relève pas, ne sachant trop sur quel pied danser avec cette jeune femme pour le moins originale qui prétend avoir les mêmes goûts que Cécile. Elle me fait entrer dans le vestibule de son commerce, où on reconnaît tout l’attirail de la voyante ou de la sorcière de quartier : boule de cristal posé sur une table ronde, eu de cartes, signes cabalistiques sur des tableaux accrochés aux murs, lourdes tentures, odeur musquée d’encens…

-Oh ! Tu sais, l’être humain a parfois besoin d’illusions pour soutenir le fardeau d’une existence le plus souvent dénuée de sens. Je donne un coup de main en échange de ce qui me permet d’assurer mes besoins matériels.

Je ris.

-C’est quand même plus honnête que de faire de la politique. Du moins, certaines de tes prophéties doivent s’accomplir, de temps en temps, contrairement à eux. Vous trouverez l’amour, le bonheur, etc. Ça arrive forcément à certains.

-Oui, c’est un peu comme ça que je le vois, ça me permet de me sentir moins coupable. Donc, tu es le petit ami de Cécile ? demanda-t-elle en changeant abruptement de sujet.

-Euh, oui, je suppose qu’on peut voir les choses comme ça… Mais nous n’avons fait connaissance que vendredi dernier.

-Crois-moi si tu veux, mais je ne l’ai jamais vue comme ça. Soit elle est amoureuse, soit je vais devoir cesser d’être voyante car je n’y connais rien à la nature humaine.

-Ça me fait plaisir, ce que tu me dis.

-Pourquoi ?

-Parce que je l’aime.

Epilation totale !

Je n’en revenais pas d’avoir fait une telle confession à une femme que je ne connaissais de rien mais c’était juste la vérité de ce que je ressentais : un amour profond pour Cécile, un sentiment qui, rien que d’y penser, suffisait à me rendre heureux, ce qui ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. Adélaïde me fit entrer dans une pièce au milieu de laquelle trônait une sorte de petit lit d’examen médical muni d’un revêtement bleu. Sur le côté de la pièce, il y avait un grand évier d’émail blanc surmonté d’une grande armoire avec un miroir. Adélaïde sortit une serviette éponge d’un placard et la plaça en travers sur le lit d’examen.

-Veux-tu te déshabiller entièrement et poser tes habit sur le tabouret qui se trouve à côté du lit, s’il te plaît ?

-Comment ? Me déshabiller ?

-Oui, Cécile veut que tu sois entièrement épilé, d’où ta présence ici.

-Ah ! D’accord ! Je comprends…

Je me déshabillai donc entièrement, puis me retrouvai nu devant Adélaïde.

-Allonge-toi en plaçant tes fesses sur la serviette, m’enjoignit-elle.

Je m’exécutai tandis qu’elle sortait une paire de ciseaux du placard. Elle commença à couper mes poils pubiens, puis ensuite elle prit un bol d’eau chaude et trempa ses mains dedans. Elle commença à me masser les testicules. De honte, j’en fermai les yeux, même si je ne pouvais m’empêcher de ressentir un certain plaisir. Puis elle prit un rasoir classique et épila chacun des poils de mon entrejambe. Ensuite, elle me fit m’allonger sur le ventre pour épiler tous les poils de mes fesses.

Convoqué par Maîtresse Cecile !

Une fois l’opération terminée, elle m’indiqua une autre porte qui donnait sur un cabinet de toilette. Il fallait que je prenne une douche, après quoi elle me fit m’allonger à nouveau sur le lit puis oignit mes testicules et mon sexe d’une crème hydratante.

-Voilà, c’est terminé, tu peux te rhabiller, me dit Adélaïde.

Je me rhabillais, puis sortis ma carte bleue de mon portefeuille.

-Je te dois combien, Adélaïde ?

-Rien du tout, Cécile s’est déjà chargée du paiement.

Je me sentais penaud.

-Ok, bon ben, je verrai ça avec elle.

-Je n’en doute pas, me répondit-elle avec un sourire narquois.

Je pris congé d’Adélaïde et, rêveur, je me mis en route pour aller récupérer ma voiture chez moi. Sur le chemin, je reçus un SMS de Cécile m’indiquant son adresse exacte et que je devais la rejoindre vers 14 heures. Je déjeunai rapidement sur la route et arrivai devant chez Cécile à l’heure dite. À l’extérieur du village, elle habitait une charmante maison de pays dont le terrain était entouré de hautes palissades en lierre, cachant la bâtisse aux regards indiscrets. Lorsque je sonnai au portail, ce dernier s’ouvrit et j’entrai ma voiture puis la garai sur l’allée de graviers, devant une vaste maison de plain-pied.

Nu devant Maîtresse Cecile !

Je sonnai à la porte. Cécile vint m’ouvrir, vêtue d’une longue robe beige dont le décolleté laissait apparaître sa poitrine généreuse. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour m’embrasser. Aussi, je la pris par la taille et répondis passionnément à son baiser, enserrant sa nuque de ma main droite.

-Je t’aime, Cécile.

-Je sais, me répondit-elle d’un air mutin.

Elle s’écarta pour me laisser entrer dans le vestibule, qui ne comportait en tout et pour tout qu’une vieille chaise à l’assise en paille.

-Bien, déshabille-toi, me dit Cécile d’une voix douce.

-Comment ?

-Je veux que tu te mettes totalement nu devant moi. Maintenant !

Je ne dis rien, puis commençai à me déshabiller, jusqu’à me retrouver en caleçons devant Cécile.

-Ce n’est pas ce que j’ai demandé, dit Cécile. J’ai dit entièrement nu : enlève ton caleçon.

Je l’enlève donc. Je me retrouve nu devant Cécile, un peu honteux, même davantage que devant Adélaïde le matin même. Mais je ne peux empêcher une érection de croître.

-Je te fais cet effet là ? me demande Cécile en empoignant mon sexe.

Je n’ose lui répondre, je baisse les yeux. Cécile lâche mon sexe puis claque des doigts sèchement.

-À genoux ! commande-t-elle d’un ton sec.

Je m’agenouille immédiatement devant elle, puis je pose mon regard sur son visage. Elle me toise, je baisse à nouveau les yeux.

-Tu te tiens à genoux bien droit, les mains croisées derrière la nuque pour recevoir mes instructions. Compris ?

Nouvelles règles !

Cécile me donne une claque sur les fesses, pas forte mais cuisante d’humiliation.

-Désormais, c’est « Oui, maîtresse» et tu me vouvoies. C’est bien clair ?

-Oui, maîtresse. À vos ordres, maîtresse, m’entends-je lui répondre tandis que je place mes mains derrière ma nuque.

-Très bien, fait Cécile en m’octroyant une caresse sur les cheveux. Désormais, à chaque fois que tu entreras dans cette maison, tu te mettras nu par respect pour ta maîtresse. Un esclave doit toujours être nu. C’est clair ?

-Oui, maîtresse.

-Autre chose, dès lors que tu seras nu, tu te mettras spontanément à genoux devant moi dans l’attente de mes ordres, je ne vais pas le répéter à chaque fois. Compris ?

-Oui, maîtresse.

-Maintenant, tu te déplaceras toujours à quatre pattes dans cette maison, sauf lorsque tu auras besoin de tes mains pour porter ce que je t’ai commandé.

-Oui, maîtresse.

Elle claqua des doigts puis me commanda de la suivre. Nous entrâmes dans un grand salon avec un canapé de cuir noir flanqué de deux fauteuils faisant visiblement partie du même ensemble, qui était placé face à une grande cheminée, le tout sous deux magistrales poutres de chêne. Sur le mur derrière le canapé était fixé un tableau avec une légende en calligraphie médiévale. Cécile remarqua que mon regard se portait sur le tableau.

-Tu peux te lever pour lire, esclave.

-Merci, maîtresse.

Prosterné aux pieds de Maîtresse Cecile !

Je me levai et je lus.

« Farai chansoneta nueva,

Ans que vent ni gel ni plueva :

Ma dona m’assaya e-m prueva,

Quossi de qual guiza l’am ;

E ja per plag que m’en mueva

No-m solvera de son liam.

 

Qu’ans mi rent a lieys e-m liure,

Qu’en sa carta-m pot escriure.

E no m’en tenguatz per yure,

S’ieu ma bona dompna am !

Quar senes lieys non puesc viure,

Tant ai pres de s’amor gran fam ».

-Tu connais ? me demanda Cécile.

-Oh ! Que oui, lui répondis-je en m’agenouillant à nouveau et en me prosternant à ses pieds. Oui, je connais, maîtresse. Maîtresse, maîtresse. Puis-je vous retirer vos sandales et couvrir vos pieds de baisers ?

-Bien sûr, mon esclave.

Récompensé par Maîtresse Cecile !

Je lui retirai lentement ses sandales, puis je couvris le haut de ses orteils de baisers, je soulevai ensuite son pied droit pour en embrasser la plante, tout cela à genoux devant elle. J’étais aux anges. C’était la consécration de tout ce que j’avais désiré pendant tant d’années. Aussi, je le lui dis.

-Je vous aime, maîtresse. Je vous appartiens. En fait, je suis à vous. Je vous supplie de faire de moi votre esclave.

-C’est déjà fait. Tu perds ton temps. Traduis ce poème pour moi, s’il te plaît.

-« Ferai chansonnette nouvelle / Avant qu’il vente, pleuve ou gèle / Ma dame m’éprouve, tente / De savoir combien je l’aime ; / Mais elle a beau chercher querelle, / Je ne renoncerai pas à son lien / Je me rends à elle, je me livre / Elle peut m’inscrire en sa charte ; / Et ne me tenez pour ivre / Si j’aime ma bonne dame, / Car sans elle je ne puis vivre, / Tant de son amour j’ai grand faim. »

-C’est de qui ?

-Guillaume d’Aquitaine, maîtresse.

-Et c’était qui ?

-C’est le premier qui a compris que les femmes sont des déesses à qui il faut rendre un culte, maîtresse.

-C’est une bonne réponse. En récompense, tu as le droit d’adorer mes pieds et les couvrir de baisers.

-Merci, maîtresse, fis-je en m’inclinant vers les pieds de ma belle Dame vénérée.

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