NAISSANCE DE MARTINE (1) : HOMME SOUMIS ET DOCILE


Naissance de Martine : homme soumis et docile

Un peu de temps a passé sans qu’en ma mémoire ces moments ne s’envolent.

On peut vouloir revivre dans des mots collés à des vécus en se fixant un délai aussi bref que possible

pour leur retranscriptionhomme soumis et docile. Cependant leur vibration, la densité d’émotion qu’ils contiennent ne sauraient se résumer dans un rapide compte rendu.

J’avais tardé, je savais cela et en j’en éprouvais, je l’avoue, une douce langueur.

Ayant hasardé que j’étais peut-être un homme soumis trop docile jusqu’à présent, hormis quelques révoltes marquantes, je savourais de pouvoir mûrir ce qui resterait de moments

d’exception après une ou deux semaines, ce qui fût le cas.

Ce n’était pourtant pas une rébellion, ce n’était nullement un besoin, juste un laisser aller.

Et était-ce la fatigue accumulée de mois, d’années sans véritable repos, je ne saurais le dire. Du moins cela semblait s’imposer à moi et je n’y résistais pas.

Ma Maîtresse s’impatientait, trépignait et j’avais comme toujours le désir de lui être agréable mais cela ne venait pas. Le ressort en moi s’imposait d’une variation sur le thème imposé des récits planifiés.

 Je désirais depuis un moment être tout à Elle, en homme soumis et docile. Cela me provoquait des visions d’une femelle alanguie, offerte, vêtue de dessous affriolants, dentelles panachées, bas gainants fixés par de délicieux porte jarretelles, escarpins à talons aiguilles vertigineux. Je me ressentais femelle en ces visions et le plus souvent me voyais prise en levrette.

En même temps, je savais que ce désir était partagé. Ma Maîtresse possédait de quoi me prendre au plus profond. C’est d’ailleurs cet engin qu’Elle avait volontairement ancré dans ma mémoire avant que dans mon cul, qui me terrifiait par sa longueur et plus encore par son épaisseur. La sachant des plus gourmandes et passionnées, les coups de boutoir qui s’en suivraient me paraissaient apocalyptiques.

Ils refermaient ces parenthèses si excitantes dans un frémissement et mon orifice intime s’apaisait bien vite.

Le temps passait. J’y pensais toujours sans jamais me laisser envahir au propre et au figuré, sachant pourtant que je ne résisterais pas une seconde.

Maîtresse avait accéléré le mouvement en commençant à évoquer ce diplôme de « chienne salope » et sans autre définition, je me doutais bien que mon petit cul allait y passer.

Ce fût un jour particulier, chez Elle. Je me souviens avoir su, senti que c’était le jour puisqu’il m’avait été dit auparavant que je recevrais le fruit de mes progrès. Contrairement à ce que je pensais, le diplôme me fût remis avant. Je n’en ressentais pas moins la pression diffuse de ne pas la décevoir.

J’avais eu des visions de moi travesti, en femelle, tant être possédé comme une Femme me paraissait aller avec une telle transformation, même partielle. Il n’en fût rien. J’étais simplement nu et ces moments seraient de purs et intenses minutes de possession et de don sans maquillage de nos peaux et de nos intimités.

Entravé, mais pas trop, je me revois à genoux dans le salon, vous parée de ce gode ceinture redouté et désiré à la fois, je ressens à nouveau la douleur et où je me dis que je ne parviendrai pas à me détendre, que cela fait trop mal… à ces sacrés genoux… Subtilement ma Maîtresse m’invite à venir m’empaler sur son membre raide. J’y suis prêt, tout mon être en ressent l’envie, un désir intense qui libère mon esprit souvent réticent à tout envahissement. Débuts de pénétration, élans de saveurs possédantes, vous êtes assise sur vos genoux attendant de voir mon cul s’offrir de lui-même. Mais je n’en peux plus de cette douleur de mes membres et vous supplie de nous retrouver sur votre lit pour pouvoir enfin m’offrir sans retenue.

Arrivés sur cette couche accueillante, je me revois à 4 pattes, en bonne chienne salope, bien offerte, je ne tarde pas à m’empaler soigneusement et assez vite je m’assois tout entier sur ce sexe devenu votre prolongement. Enfin tout à Vous, pris, possédé, je bouge assez peu, mais mon cul jouit.

Pourtant c’est sans aucun doute ma tête qui ayant abdiqué cette dépossession intime, cet envahissement subtile, se trouve le plus apaisée.

Je me retiens un peu craignant que mon poids ne vous blesse, mais je me sens glisser si divinement…

Nous échangerons des sms en soirée. Vous avez joui vous aussi de me voir ainsi, de découvrir la masse de mon corps possédé et heureux de l’être enfin. Tout était résumé en peu de mots, il n’y avait rien à ajouter.

Carpentras fût le rendez-vous suivant…

Ce jour-là ma Maîtresse m’avait imposé au contraire de porter des bas résilles noirs, un porte jarretelles, une culotte assortie (qui fût un string) et… un corset alors que la canicule d’août s’imposait lourdement.

Sa mansuétude me permit de surseoir à ce dernier aspect le temps d’arriver ensemble sur les lieux.

Les escarpins qu’Elle avait pris soin d’apporter complétèrent ma tenue de salope.

Je fus invité à disposer l’ensemble des accessoires de ses sacs sur l’un des canapés.

Ayant perdu tous vêtements hormis mes dentelles, je revois son idée de me lier les mains autour de la grosse poutre au premier étage. Mes chevilles sont ensuite fixées solidement. Je crois, j’espère que mes jambes, mes genoux vont aussi l’être, anticipant des difficultés pour maintenir ma position qui ne viendront pas.

Bien sûr au fur et à mesure de ce long moment, mon poids reposera sur l’avant ou l’arrière de mes escarpins noirs et rouge vernis à talons aiguilles. Ils sont assortis à ma tenue, elle aussi rouge et noir. Mon seul corset de chez Ashford est rouge et j’ai voulu que le reste des ornements soit assorti. Mes emplètes internet me fournissent assez de choix pour tout assortir. La fermeture du corset fût un peu épique mais bientôt ma taille fût comprimée et donnait à ma silhouette une toute autre apparence.

Fouetté, je me tortillais, mais sans aucun doute moins que je ne m’étais offerte aux regards de ma Maîtresse. J’avais été invité à exhiber mes ressentis tous neufs de chienne salope et cela semblait me porter au-delà de ce qu’Elle avait découvert de moi jusqu’à présent. En homme soumis et docile, j’avais abdiqué toute pudeur et ressentais un plaisir infini à m’offrir ainsi, à exciter son désir de moi.

Le martinet, la cravache furent sans aucun doute les récompenses de cette exhibition sans retenue.

Puis vint un autre moment. Je fermais les yeux ou avais je un bandeau ? Je savais en tout cas que vous fixiez un gode ceinture. Je ne pouvais deviner qu’il s’agissait … d’un des miens… preuve s’il en fallait que j’avais moi-même mûri depuis longtemps cette envie.

Des pensées survinrent, brèves, diffuses qui s’évanouirent aussitôt… Comment ferait-Elle dans une telle position ? Mon anus serait-il assez dilaté alors que mes fesses étaient comprimées l’une contre l’autre par les liens sur mes chevilles ?

Vos commentaires m’invitèrent à m’offrir et à recevoir votre membre et je ne me faisais pas prier pour cela.

Votre bassin, puis votre main s’emparèrent de mon cul, enfonçant ce pieu délicieux au plus profond de mon être. Je me tortillais pour prendre plus, je ne pensais plus guère autrement que par ce cul dilaté. J’étalais bruyamment le plaisir ressenti, j’étais en ces instants devenu un corps sans esprit, mon trou intime rythmait le reste de mes membres. La main de ma Maîtresse en était devenu le moteur, l’anima.

Voyant ce qui devait une folie débridée, Maîtresse eut le génie de détourner cette ceinture pour en faire une culotte godante. Le membre de latex dur était ainsi maintenu dans mes entrailles et Elle pouvait continuer à l’animer avec sa main, son genoux, selon sa volonté.

Je fus enfin libéré de la poutre et m’effondrais de tout mon long sur le sol devenu accueillant.

J’ai le souvenir de vous avoir alors donné du plaisir avec ma bouche, continuant à trémousser mon cul de salope et ayant eu la permission divine de m’astiquer la queue dans le même temps.

Vous ne m’aviez jamais vu ainsi, autant libéré, et dans une telle folie de jouissance anale, selon vos propres dires que je résume. Vous pouviez en être fière, c’était bien votre œuvre. Elle avait été de longue haleine et vous en savouriez les aspects les plus débridés.

Il y eut encore cette visite surprise qui eut lieu avant les deux autres, chez vous un soir…

Elle avait été quiétude autant que ces dernières avaient été délires. Exempté de la présence domestique, je vous rejoignais vers 11h du soir. Ce fût un moment partage où l’on put discuter en dégustant du vin. Je passais alors la nuit au pied de votre lit puisque c’était votre volonté. Mon collier revint à moi ce soir là avec sa laisse fixée au pied de votre lit.

Je protestais mollement contre ce désir. J’aurais aimé être entravé, au moins les poignets sinon les chevilles et les jambes mais ce ne fût pas le cas. Lorsque vous avez manifesté le désir que je porte en plus une cage de chasteté j’ai pourtant tenté de dire qu’avec des liens ce serait plus sûr, vous êtes restée sourde à mes suppliques de bondage…

La pose de la cage fût un inoubliable moment de délires et de rires.

Comme vous m’invitiez à la poser moi-même, je me rebellais pour une fois et vous dis que si vous la vouliez tant vous n’aviez qu’à la poser vous-même.

Ce faisant, vous enfermiez presque tout, omettant juste de passer ma queue dans l’anneau après mes couilles ce qui faisait qu’une fois l’ensemble posé, par deux fois je m’extirpais en quelques secondes de cette prison illusoire. Vous exigiez ma reddition et la pose par mes soins pour corriger l’erreur dans la pose et elle vint enfin, tant je voulais au final vous satisfaire en vous offrant une douce abdication.

C’est ainsi recouvert d’une couverture, allongé sur mon tapis « privé » de 1m sur 1m que je m’endormis bien vite. Le réveil fût celui de ma queue comprimée et contrainte qui vers les 6h du matin me servit de réveil matin. Désireuse de se détendre et d’enfin s’allonger elle aussi, ce fut moi qui vous réveillais pour apprendre que vous m’aviez veillé une bonne partie de la nuit.

Il y eut enfin ce rendez-vous matinal délicieux, vendredi dernier où je vins vous chercher pour vous mener au train.

Je ne sais comment ma bouche s’appliqua sur vos pieds et vos délicieux orteils. J’aime utiliser ma bouche et prendre ainsi du plaisir comme en donner. Je commençais à déguster vos orteils, léchouillais avec délice chacun d’eux, m’attardant un peu plus sur le plus important que j’embouchais goulûment, animant ma caresse d’un va et vient qui vous porta à la jouissance. Sans vous dévêtir, sans caresser ou toucher votre sexe, vous aviez joui par le pied. Donnant ainsi un sens à cette formule bien connue à l’origine incertaine « prendre son pied ». J’avais pris le votre pour votre plus grand plaisir en fait.

Vous aviez aussi prévu de libérer Martine, homme soumis et docile, de tout désir en la faisant jouir de votre main. Comme souvent la réticente bestiole que je contrôlais sans pouvoir bien souvent la libérer quand il le fallait, résistait.

Mais avec nos efforts concertés et conjugués elle se rendit bientôt à vos exigences. Le temps de déguster vos doigts pleins de mon foutre et nous partîmes pour la gare…

 

Votre chienne

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