Ode à ma sublime Maîtresse

sublime MaîtresseVos seins, sublime Maîtresse, sont comme le soleil et la lune. Ils ont son irradiant éclat et sa blancheur d’émail. Le regard gravite autour d’eux et contemple langoureux ces astres dont il rêve. Lorsque par fantaisie, il leur plait de se laisser toucher, ce sont deux paradis, deux planètes mystiques éphémères et suaves.

Je suis nu. Vous êtes en robe en noir. Je suis allongé. Vous êtes assise sur moi. Votre sexe a des parfums fleuris et le goût amère du réglisse et la texture âpre d’une royauté inaccessible.

J’aime le claquement du fouet sur mes fesses, car il est le prolongement de votre main légère et ferme. Vois doigts, votre poignet ont une élégance frêle, une vivacité pure : leur mouvement est la vie, leur geste ordonne et d’un claquement de doigts ils imposent vos ordres.

-Mon doux, mes pieds ont froid.

A cette parole, je me baisse, m’agenouille. Et ravi de l’honneur, j’embrasse vos pieds délicats. 

-Mon doux, je m’ennuie.

Je suis rouge. Vous riez. Je suis à quatre pattes. Vous me guidez d’une cravache.

Mes douleurs cessent quand je vous vois ; mes tourments naissent quand je vous quitte.

Longtemps, je me demandais : les poils pubiens d’une dame rousse ont-ils le même attrait que la couleur que ses cheveux ? Depuis que j’en connais la réponse, j’en suis hypnotisé, j’en demeure sonné. Car de sa chevelure, sa chatte conserve une majesté identique et féline, incendiaire, brûlante, ravageuse. Elle m’a pris entre ses griffes, elle s’amuse de moi, puis elle m’avale.

Souvent, elle est assise, elle me toise d’abord d’un regarde hautain, elle me tire jusqu’à ces genoux. Je porte un collier, et une main plaque mon visage sur son minou. Sa fente pénètre ma bouche ; ce précipice de délice absorbe ma langue. Sa main imprime le rythme qu’elle désire. Ses cuisses s’enroulent sur ma tête dans une forte étreinte. Ses pieds gracieux trépignent et choquent mon dos. Je sens son corps se tendre et se détendre, s’enrouler et se défaire ; son pouls bat tout autour de moi. Je m’étouffe et m’épuise dans ce chaos de désir ; son être alors prend toute sa magnitude, dévoile toute son amplitude :

Vous êtes, ô Reine, le tremblement de terre et le socle ferme ; le volcan et l’abri ; la lave et la mer ; le choc et l’onde de choc. Vous êtes la vibration supérieure d’un monde supérieur, son éclat le plus libre. 

Vous êtes, sublime Maîtresse, Déesse,  l’apparition ultime : déposant devant vous, et mon corps et ma raison, que peut-on encore vous offrir en offrande ?

 Et elle souhaita que je fasse le tableau de sa grandeur, que je compose son éloge.



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