Soumis docile au service de Madame

soumis docile

19H28…comme tous les lundis, j’entends sortir du silence de la nuit le bruit sec des talons de Madame dans le hall d’entrée. Invariablement, cela me fait battre le cœur de soumis docile. Les bruits secs comme des coups de fouet se rapprochent, s’éteignent le temps qu’elle prenne l’ascenseur puis recommencent, plus forts encore, dans le couloir menant à la porte. Rien d’autre, pas de sonnerie, je dois savoir qu’Elle est là, je dois aller lui ouvrir rapidement sous peine de sanctions. Je me précipite vers la porte, les mains moites, en espérant que cette fois je n’ai rien oublié pour son bien être. Les dix coups de fouet qui ont suivi mon oubli cinq jours auparavant ne sont rien, mais lire un tel sentiment d’agacement sur son visage est pour moi la pire des corrections.

J’ouvre donc la porte à Madame en baissant les yeux et en les posant sur ses talons qui font effectuer un léger soubresaut à ma cage. Je serre les dents en espérant qu’Elle ne l’ait pas vu mais il semble que non. Mon « Bonsoir Madame » tombe d’ailleurs dans le vide et Elle ne fait aucun cas de moi, petit soumis docile, pénètre dans l’entrée et me tend négligemment son superbe manteau en cuir vert et fourrure noire pour que je le range. Je jette alors un regard à la dérobée vers elle: son visage parait tendu, je crains fort qu’elle ait eu une mauvaise journée ce qui me contrarie fortement mais me donne encore plus envie de rendre sa soirée parfaite.

-Mon bain est-il prêt et à température? me demanda-t-elle en s’asseyant avec grâce malgré sa fatigue dans un large fauteuil.

-Je pense que oui Madame.

-Tu penses ou tu es sûr? Va vérifier tout de suite. Tu as vingt secondes.

Je me précipite dans la salle de bain. Le thermomètre indique bien la température parfaite pour elle, pour ne pas abimer sa peau, la mousse est abondante et emplit la pièce d’une délicate odeur de cèdre.

-Tout est en ordre Madame, lui réponds-je en retournant au salon.

-Très bien ma chienne, passons au boudoir, tu vas m’ôter ces vêtements qui me gênent, et fais-le avec délicatesse.

Elle s’assoit alors dans son fauteuil Louis XVI et je m’exécute avec application, commençant par ses chaussures aux talons vertigineux, puis ses bas noirs que je fais glisser le long de ses jambes d’une finesse, d’une blancheur et d’une douceur sans égal. Elle se lève alors, se tourne pour que je défasse les boutons de sa robe et que je desserre les lacets de son corset. Desserrer seulement, Elle fera le reste seule. Elle ne veut pas que je la vois nue à ce moment là.

Quelques instants après, je l’entends rentrer dans l’eau de son bain. Pour être exact, j’imagine que je l’entends, car les déesses ne font aucun bruit en sortant ou pénétrant dans les eaux. Leur peau n’accroche pas l’élément aquatique comme celle, vulgaire, des mortels. Lorsqu’elle est parfaitement installée dans la grande baignoire circulaire, elle m’appelle alors d’un « ma chienne » aux sonorités mélodieuses qui montre qu’Elle commence à se détendre. Je déborde de joie à ce bon début.

Avec une grosse éponge brute importée spécialement d’Asie Pacifique pour prendre soin de sa peau délicate et un savon au lait d’amande, je nettoie alors consciencieusement ses bras, ses jambes et son dos qu’Elle me présente en regroupant sa splendide chevelure noire sur sa poitrine. Cette poitrine splendide bien souvent serrée dans son corset, elle la nettoiera seule bien évidemment -lorsque je suis rentré au service de Madame, j’ai une fois proposé de lui laver, ce qui m’a valu une gifle magistrale-. Une fois cette tâche finie, je me retire pour la laisser se détendre seule sans oublier de lui demander si elle ne désire rien.

-Si ma chienne, amène moi un bloody mary et tu viendras te mettre à genoux à côté de moi pour me faire la lecture.

A ces mots, une grande panique s’empara de moi. Je n’avais en effet plus aucun souvenir de comment réaliser un bloody mary qui n’est absolument pas dans sa liste de cocktails préférés. Je bafouille:

-Mais Madame, vous ne prenez jamais de bloody mary…

-Eh bien aujourd’hui j’en veux un. Dépêche toi et ne me déçois pas. rétorqua-t-elle un léger sourire moqueur aux lèvres.

Etant donné que je n’ai accès à Internet que quand Madame y consent et que par conséquent l’ordinateur est verrouillé, je ne peux chercher la recette en ligne. Heureusement, j’ai un livre de cocktails que Madame m’a offert pour Noel et que je m’empresse de consulter. Je m’exécute rapidement et revient avec son bloody mary ainsi qu’un recueil de poésies de Boris Vian. Je l’ai lu récemment et j’attendais le moment de pouvoir lui lire deux poèmes qu’elle devrait apprécier. Je m’agenouille sur le carrelage dur et froid qui me fait mal aux rotules et m’exécute pendant qu’elle déguste son bloody Mary. Elle semble satisfaite. Est-ce le cocktail, ma lecture ou le fait de voir que j’ai mal aux genoux? Impossible de le deviner et elle ne m’en dit pas plus. Par un geste de la main elle me congédie alors: je sors de la salle de bain pour aller vérifier que le repas est prêt.

Tout semble pour le mieux. J’ai préparé des filets de dorade avec une sauce au citron, du riz basmati et des légumes à la vapeur: équilibré pour sa ligne, bio pour sa santé et parfaitement préparé pour son plaisir. Pour prolonger celui-ci avec un soupçon d’excès, j’ai également acheté un Opéra à la Grande Epicerie du Bon Marché, ceux qu’elle préfère dans tout Paris. Le couvert est mis et j’ai préparé comme musique un vinyle de Strauss qu’elle aime beaucoup mais qu’elle n’a pas écouté depuis longtemps. Un pari risqué.

Elle sort alors de son boudoir vêtue d’un peignoir japonais en soie et de confortables chaussures à talon d’intérieur qui laissent voir deux de ses orteils. Quelle merveille!

-Alors, ce repas est-il prêt? m’adresse-t-elle avec une pointe d’agacement qui me fait perdre ma belle assurance.

-Oui Maîtresse, si vous voulez bien prendre place à table.

-Non je n’ai pas envie d’être à table ce soir, tu me serviras sur la table basse et tu te mettras à quatre pattes à côté de moi, nu, pour me servir de table secondaire, ou de repose-pieds, je verrai.

Je me déshabille donc rapidement et je remercie le ciel d’être bien allé me faire complètement épiler aujourd’hui. Elle ne supporte pas le manque de soin. Ainsi vêtu uniquement de ma cage en acier et de mon collier en cuir, je lui apporte les différentes assiettes que j’ai préparées méticuleusement. Elle semble satisfaite du menu puisqu’elle ne fait aucune remarque. Je risque:

-Est-ce que cela plait à Madame?

-Tais-toi ma chienne, me répond-elle sans agressivité, j’écoute cette musique. Tu as mis Strauss n’est-ce pas? C’est une bonne idée, cela faisait longtemps que je ne l’avais pas écouté -à ce moment j’exulte intérieurement-. Pour te récompenser, tu vas me masser les pieds.

Je m’exécute avec joie pendant une trentaine de minutes en utilisant une huile de massage à la lavande qu’elle affectionne. Pour être honnête j’adorerais lui lécher les pieds, les enfoncer dans ma bouche mais je sais que Madame n’aime pas cela le soir. Elle a maintenant fini de manger et je sens qu’elle commence à se détendre et à s’assoupir. Quel bonheur de la voir ainsi alors qu’elle semblait si nerveuse en arrivant!

Elle doit sentir elle aussi que la fatigue commence à l’emporter car elle se redresse doucement, se lève de son fauteuil et avant de se diriger vers sa chambre me glisse à voix basse dans l’oreille:

« Je suis plutôt satisfaite de toi ce soir. Si je suis dans les mêmes dispositions demain matin, il se pourrait que je te récompense en remplissant ton petit trou avec mon beau gode noir, tu sais, celui que tu aimes tant. »

Elle s’en va alors me laissant à genoux dans le salon la tête pleine de rêves. Après avoir fait la vaisselle, je vais me coucher dans le lit simple qui m’est réservé au pied de sa couche et essaye de trouver le sommeil en remerciant le destin qui m’a permis d’être le serviteur d’une femme pareille. Bonne nuit Maîtresse.

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