Marie, Maîtresse dominatrice, à tout prix ! (14)

dominatriceRencontre avec la fille du professeur

 

Il y avait, dans le village de ce professeur formel, une sorte de parc désert la majorité du temps. Sa maison bordait l’étendue de verdure, jusqu’à partager une haie de sapins des plus entretenue. J’étais arrivé à 21h chez lui et comptais sur ma bonne étoile pour le voir sortir. Mes yeux avaient lorgné sur une niche dans le très petit jardin de sa maison. Je comptais sur son habitant pour tirer ma cible de la demeure familiale.

Quel ne fut pas mon désarroi quand j’aperçus non pas mon cinquantenaire mais sa fille, environ 18 ans sortir le molosse. Bien grand mot d’ailleurs pour cette espèce de caniche bouclé. Je songeais à m’en prendre à la fille pour menacer le vieux, mais le caractère trop aléatoire de la chose m’en dispensa. Je m’assis donc sur un banc et réfléchis à une astuce me permettant de déloger ma proie.

Plongé dans mes pensées, je n’aperçus pas la jeune femme passer devant moi avec son cabot jusqu’au regard qu’elle me lança. Je le lui rendis instinctivement, avec un air sûrement plus sombre, conséquence de mes intentions. La gêne s’empara d’elle et sa tête se détourna, ce qui m’incita à improviser.

– Inutile d’avoir peur, je profite seulement de la nuit.

 

Premier échange avec la fille du professeur

 

Mes mots contrastaient sans doute un peu avec mon allure, tout de noir vêtu et une cagoule heureusement cachée par ma poche.

– Désolé de vous avoir dérangé, lâcha-t-elle timidement en faisant mine de partir.

– Assieds-toi donc à côté de moi. Pas trop près, si je t’effraie. Laisse aller ton chien, le parc est fermé et petit. Il n’ira pas loin, cela lui laisse un instant de liberté.

– Liberté bien précoce, dans un endroit fermé, me relança-t-elle sûrement instinctivement sans bouger.

– Tu as de l’esprit. Assieds-toi.

Le caractère un peu plus impératif de ma demande lui fit fléchir les genoux et poser son postérieur sur le banc. Je pris un peu plus de temps pour la regarder du coin de l’œil, sans la fixer. Elle n’était pas spécialement jolie, mais pas laide pour autant. Son visage un peu rond donnait à ses longs cheveux blonds une allure un peu trop gâtée et pourtant réservée. Ce n’était sans doute qu’une allure, car ses côtes se dessinaient sous son tee-shirt et l’on devinait une soif de maigrir. Quel dommage, elle détruisait son corps à petit feu.

– Comment vous appelez-vous ? Me demanda-t-elle.

– Comment souhaites-tu m’appeler ?

– Vous avez bien un nom ?

– J’en ai même plusieurs. Parle-moi de ton chien, il est bien particulier.

 

Discussion sérieuse autour de l’esclavage …

 

Je ne souhaitais pas lui donner mon nom sans pour autant lui mentir. Quelque chose me disait que cette jeune femme pouvait s’avérer bien plus intéressante que prévu. Je souhaitais la tirer vers les bons sujets sans l’alerter. Peut-être un plan s’offrirait alors de lui-même à moi.

– Que dire sur lui ? C’est un gourmand qui se satisfait de ses petites promenades la nuit quand j’aimerais bien aller me coucher.

– Il n’est pas maître de ses mouvements, juste de ses envies.

– Il n’est pas maître, mais pas esclave non plus, rétorqua-t-elle.

– Et pourquoi penses-tu qu’il n’est pas esclave ?

Elle me regarda avec un air aussi amusé que timide et répondit doucement :

– Il ne travaille pas lui.

Je m’empressai de reprendre alors :

– Qu’est donc un être dont la vie et le temps sont destinés dès sa naissance à satisfaire les plaisirs d’un autre être, si ce n’est un esclave. Tu l’as adopté pour te faire plaisir, en supposant qu’il y prendrait lui-même une vie confortable. La frontière n’est pas loin entre l’esclavage et le bonheur.

– Pas loin du tout même. Je suis d’accord avec vous.

Sentant l’ouverture, je m’engouffrai :

– Te sentirais-tu plus heureuse en tant qu’esclave ?

– Non… Je ne crois pas… Travailler toute la journée, pour rien en plus, ce n’est pas ce que je préfère.

– Il y a différentes formes d’esclavage. L’une de celles-ci est uniquement d’œuvrer pour le plaisir d’une personne que l’on chérie. Le couple est une forme d’esclavage, crois-moi j’en sais quelque chose.

– Un esclavage réciproque alors, en déduit-elle.

 

puis autour de la domination et soumission dans le couple !

 

Je niai doucement de la tête sans cette fois la quitter des yeux, ce qui eut pour effet d’accroître son malaise et sa curiosité à la fois.

– Il y a toujours un dominant et un soumis dans un couple. Les plus heureux sont ceux qui ont accepté cette évidence et remis les clés dans les mains du dominant. Souvent, plus ce dernier est sévère et mis sur un piédestal, plus le couple dure et vit heureux.

– L’autre partie devient alors complètement soumise, ce n’est pas une vie…

– Je connais un sacré paquet de personnes aujourd’hui qui vivent de cette façon. Avec de petits plaisirs et quelques humiliations pour rappeler quelle est la place des alphas et des autres. Cela renforce les liens.

– Déjà que je ne croyais pas en l’égalité des êtres humains entre eux… Vous allez beaucoup plus loin.

– Peut-être découvriras-tu un jour cette sensation !

– Vous me rendez très curieuse. Quel genre d’humiliations avez-vous déjà vues ?

Je réfléchis une seconde à la stratégie à adopter et décida de jouer avec des faits réels.

– Pas plus tard qu’il y a deux heures, une femme s’est prosternée devant moi et m’a léché les chaussures.

 

Mis au défi par la fille du professeur !

 

A ces mots, ma charmante compagne éclata de rire, me facilitant la tâche.

– Vous ne savez plus quoi inventer pour draguer, vous autres les hommes !

– Crois-moi, je n’ai nul besoin de te draguer. Que dirais-tu si la prochaine fois que nous nous rencontrions, je te prouvais mes mots par des images ?

– Je serai curieuse de voir cela alors ! Mieux ! Je vous donne rendez-vous ici, demain soir à la même heure, avec ces fameuses images. Mais avec un gage si vous ne les apportez pas.

– Quel genre de gage ?

– Vous me lècherez vous-même les chaussures comme vous venez de l’inventer. Peut-être même que je marcherai dans la boue avant pour vous rendre la tâche plus difficile. Vous me direz alors si votre humiliation vous rend plus heureux !

– Très bien, en ce cas si je te rapporte des images convaincantes, je vais être un peu moins cruel, tu accepteras de venir assister à une soirée de mon choix à la relation que j’entretiens avec l’une de mes soumises.

 

Fin de la conversation

 

J’aimais beaucoup ici l’emploi du pluriel. Il laissait entendre une meilleure maîtrise du sujet que celle que j’avais pourtant. En effet, je ne pourrai obtenir d’ici le lendemain soir qu’une photo d’Ana dans la même position qu’évoquée. Pour cela j’allais cependant avoir besoin de l’aval de Marie, ma Maîtresse dominatrice, qui ne me le donnerait peut-être pas par pure fantaisie. Juste pour pouvoir assister à ma débâcle ou me frustrer de cette charmante relation qui commence.

– Marché conclu ! Ria la jeune femme. Je suis gagnante dans les deux cas ! Soit je me fais reluire les ballerines par votre langue servile, soit je vois comment vous usez de celles de vos soi-disant soumises.

– Entendu. Je vais rentrer maintenant. Tu devrais en faire autant avant d’attraper froid. Je crois que ton chien est par là-bas, dis-je en pointant du doigt les buissons à l’opposé de l’entrée du parc.

– Merci, c’est vrai que je l’avais complètement oublié celui-là.

Je savais pertinemment que le chien était de l’autre côté, près de la sortie, mais mon plan était rodé et j’avais besoin qu’elle s’éloigne.

– Comment t’appelles-tu au fait ?

– Audrey, et vous ?

– Tu le sauras probablement à notre prochaine rencontre, Audrey, dis-je en clignant de l’œil.

 

Dissimulation du chien pour faire sortir le professeur !

 

Je tournai alors les talons et marchai vers le coin où le caniche m’était apparu la dernière fois. Aussi, je le trouvai sans peine et lui retirai le collier, déjà mal attaché autour du cou. Je passai la lanière de cuir à mes dents et commençai à l’arracher discrètement comme un chien l’aurait fait, le tout sous le regard curieux de l’animal. Je jetai alors le collier près du banc d’où je venais, en prenant garde à ne pas alerter la jeune femme qui marchait un peu plus loin. J’attrapai le chien par la taille et le portais doucement jusqu’à mon torse. Pas méchant pour deux sous, et m’ayant vu avec sa maîtresse, la bête se laissa faire. Je l’emportai donc plus loin, le cachant dans une ruelle sous une caisse.

Je revins ensuite au parc, me dissimulant à son entrée et observai une scène nouvelle à l’intérieur :

– Comment l’as-tu perdu, tu devais le surveiller !

Je reconnaissais, à l’allure de l’homme, le profil décrit par Marie, le collier du chien déchiré à la main. Sévère avec sa fille, il lui donna une claque avant de la congédier dans sa chambre. La jeune fille rejoignit sa maison en pleurant tandis que le père restait dans le parc. Je le laissais mariner quelques minutes, pour être bien sûr de son isolement avant d’enfiler la cagoule et d’agir.

 

Agression du professeur et chantage !

 

Privilégiant la vitesse à la discrétion, je lui fonçai dessus. Surpris, il ne décocha même pas un cri quand mon poing vint heurter sa mâchoire. Ignorant la douleur à ce même poing, je le mis au sol et frappa à nouveau l’arête du nez. Dans un craquement, je sentis le cartilage céder mais l’os résister. Exactement ce qu’il me fallait. Ses narines commencèrent à saigner abondamment et ses yeux à paniquer sans qu’il n’ait eu la force de pousser le moindre cri. Je posai alors un genou sur sa gorge, le privant de respiration et immobilisai ses bras.

– Ecoute-moi bien, salopard, dis-je avec une sincérité étonnante. Une jeune fille du nom de Marie t’a donné un ordre ce matin en cours et tu n’as pas obéi. Grave erreur. Marie est désormais ta déesse, et tu t’adresseras à elle en tant que « Maîtresse Marie » désormais à chaque fois que vous ne serez que tous les deux. Tu feras tout ce qu’elle te demande. Tu lui laveras ses bottes de ta langue, tu feras le ménage chez elle, tu lui feras sa lessive, tu ouvriras la bouche pour qu’elle pisse dedans et tout ce qu’elle voudra. On est bien clair ?

Ensuite, je relâchai alors la pression sur sa gorge une seconde pour qu’il puisse répondre :

– Je… Je vais porter plainte contre elle et contre vous !

 

Mission accomplie !

 

Je reposai mon genou plus fortement, ce qui eut pour effet de le faire rougir à vive allure.

– Non tu ne vas rien dire et ce pour plusieurs raisons ! D’abord, tu ne sais ni qui je suis, ni d’où je viens. Ensuite, tu n’as aucune preuve à ta disposition pour me mettre en relation avec Marie devant la loi, tu devrais le savoir, c’est la matière que tu enseignes. Enfin, j’ai aperçu ta fille un peu plus tôt ici-même. Je vais rapidement découvrir où elle va à l’école. Tu l’empêches d’y aller ? Très bien, je m’en prends à ses amies, à son copain, à tous ceux à qui elle a dit bonjour ces trois dernières années et tu auras cela sur la conscience. Ne me tente pas, tu es perdant à la fin. Compris ?

Je relâchai à nouveau, le laissant cracher ses poumons quelques secondes avant qu’il ne se montre plus docile :

– Compris…

– Très bien, alors demain, après le cours de Marie, tu l’attends dans la salle. Quand tout le monde sera sorti, tu te jettes à ses pieds, et tu la supplies de te pardonner ton insolence en lui baisant les pieds. Entendu ?

– Entendu.

-Bien. Ton chien est un peu plus bas dans une ruelle, sous une caisse. Va le chercher. Si tu tentes quoi que ce soit ou me désobéis, je le saurais, crois-moi. Je vais te surveiller quelques temps. Prends garde à toi et surtout à ta fille. Qu’elle ne pâtisse pas de ton égoïsme.

Je le relâchai alors et je disparus aussi rapidement que j’étais venu. Ensuite, je traversai les rues du village par un chemin différent que la première fois, croisant quelques passants de nuit. Je trouvai enfin ma voiture, à l’entrée du village, et montais à l’intérieur. Enfin, je sortis mon téléphone pour taper le texto prévu pour ma maîtresse dominatrice :

« C’est fait. Preuve à la fin de votre cours demain matin. Servilement, Valentin ».

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