Ma Maîtresse dominatrice, Marie à tout prix (19)

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Le soir-même, je me retrouvai en compagnie de ma Maîtresse dominatrice, Marie, chez elle. Plus confortablement installé que lors de nos précédents échanges, nous nous opposions d’un fauteuil à l’autre, comme deux riches aristocrates anglais. Elle était vêtue très joliment, d’une belle robe bleue, mais sans prétention. J’étais venu, à sa demande, bien mis de même. 

Ana profitait également de notre compagnie, habillée en soubrette française, comme aimait la voir, notre Maîtresse Marie. Cette dernière avait pris soin néanmoins de contraindre la domestique à porter un casque  audio avec de la musique. Ainsi , cela l’empêchait d’entendre nos conversations, mais ne la contraignait pas dans son service. Aussi, après nous avoir servi le thé et proposé quelques biscuits, elle obéit au claquement de doigt de sa Maîtresse dominatrice et elle vint proposer son dos comme repose pieds.

Un sentiment mitigé m’enveloppait. Une part de moi espérait toujours la place à ses pieds, l’autre la méprisait désormais atrocement. L’excitation qui me poussait à adorer ma Maîtresse dominatrice avait désormais le goût âcre de la nuit passée. Ce n’était pas tant l’humiliation que j’avais ressenti à être en présence  d’un supérieur masculin que l’attitude soumise et dévouée de ma propriétaire pour ce grand con qu’était Yann. Il avait violé le sacré, et celui-ci me le paraissait désormais beaucoup moins. 

Récit de notre folle soirée par Marie, ma Maîtresse dominatrice

 

Nullement inquiétée par mes états d’âmes, ma tortionnaire racontait gaiement ce qu’elle avait ressenti pendant cette humiliante soirée pour moi. 

  •  …et je crois que je ne me suis jamais sentie aussi vivante. Je commence à comprendre ce que vous, âmes de second niveau, ressentez à servir les plus beaux et forts d’entre nous. Vous nous êtes, naturellement, inférieurs, et avez une destinée d’esclaves. J’ai ressenti un peu la même chose pour Yann. Lui, n’y a malheureusement vu que l’opportunité brutale et primaire de jouir de deux corps féminins à sa guise, répondant à ton humiliation uniquement parce qu’Ambre l’a convaincu d’agir ainsi. Il n’est pas dominant dans l’âme, trop bête pour l’être peut-être, mais il me sied peut-être plus encore de te rabaisser sous un être comme lui : aigre, primaire, animal, fort de bras mais faible d’esprits. La servitude d’un homme devant plus fort que lui est très érotique. J’aurais sans doute joui plus fort, d’ailleurs, s’il t’avait tabassé devant nous avant de nous posséder. 

Je l’écoutais seulement d’une oreille. En fait, je ne me sentais ni flatté, ni insulté. J’étais dans une sorte d’entre-deux, ce qui me laissait indécis quant à la réaction qu’elle attendait de moi. Sans doute cette indécision était tout ce qu’elle espérait néanmoins. Elle n’en laissait pourtant pas moins flotter une illusion d’indifférence. 

  • Pour votre plaisir, j’aurais accepté n’importe quoi. 

J’avais maintenant plus d’expérience.  Ainsi, je sentais que le meilleur moyen de survivre dans cette situation, était de prétendre que j’étais prêt à une soumission absolue. Il n’y avait dans ses yeux aucun désir de contradiction, et je ne souhaitais pas me venger. Sans doute était-ce là la clef de voute du véritable culte de la personnalité ? Quel que soit le mal infligé, je ne ressentais aucun désir de vengeance. Je fais partie des êtres inférieurs. Il est, donc, normal de concéder l’humiliation et la douleur pour le plaisir, le confort et le divertissement des êtres alphas de l’humanité. 

Maîtresse dominatrice

Humilié de nouveau par ma Maîtresse dominatrice

 

Je me demande comment cela se passait à l’époque des castes et de l’aristocratie avec ses privilèges. La présence institutionnalisée des privilèges diminuait-elle le plaisir sadique des dominants en puissance ; ou bien certains jouissaient à l’extrême de ce pouvoir sur les plus démunis. Quelle époque ! Ainsi, une noble marquise pouvait potentiellement à sa convenance venir humilier un paysan pour son plaisir, et ce avec l’approbation de tous, et au désarroi impuissant de la conjointe du malheureux. Intéressant d’imaginer que ces pratiques auraient pu être éliminées des récits d’époques, par des historiens peut-être plus prudes de modernité, n’est-ce pas ? Ou bien est-ce un fantasme complet d’histoire ? La sexualité étant si mesurée par l’absence de contraception que les envies telles que celle-ci étaient trop rares pour exister. 

  • Il a un plus gros sexe que toi. 

Ah, elle parlait toujours de la même chose. Ce n’était pas plus agréable cependant. 

  • Je vous crois pour l’avoir vu d’en bas. 
  • La nature semble avoir fait son choix quant aux dominants et dominés du sexe masculin. Tu n’es pas non plus « petit », remarque. Une sorte d’entre-deux, mais plus petit que lui c’est certain.

Dérapage incontrôlé de ma part!

 

Ma conscience, de plus en plus « switch », ne pouvait que donner raison à l’absurde raisonnement. Je m’abstins néanmoins de fanfaronner, en lui racontant mes histoires dominantes. Je voulais protéger mes derniers privilèges par le secret. 

  • J’espère, dis-je en détournant la prétention pour brouiller les pistes, l’avoir assez gros pour satisfaire une femme. 
  • Après Yann, il te sera difficile de me satisfaire moi, en tout cas. Ni ton ex. 
  • Je me doute, il vous a acquises. 

Zut, mauvais mot. 

 

Son expression avait viré en un mélange de surprise et de colère. 

  • Il ne m’a pas « acquise », rétorqua-t-elle, sévèrement. Je l’ai laissé me contrôler pour une soirée. 
  • Urinez-vous dans la bouche de tout ceux que vous contrôlez ? 

Sans doute avais-je dépassé les bornes, ma pensée allait moins vite que ma langue, au grand désarroi de mon orgueil intellectuel. La réaction me rappela néanmoins les piques adroites et égalitaires que nous nous lancions plus jeunes. 

  • Je pourrais bientôt si tu continues, me tança-t-elle d’un clin d’œil avec un sourire en coin. 

Ouf. Je l’avais échappé belle. Il n’était pas impossible que du haut de son piédestal dominant, elle ait perdu l’habitude et le plaisir des échanges d’esprit. Il semblait que je lui servisse majoritairement à cette utilité ces derniers temps, et que mes humiliations rythmaient les instants où son besoin de « contrôle » devant l’adversité devenait trop pressant. A quoi bon lutter ! Je n’avais toujours pas d’échappatoire concrète et doutais au fond de moi d’en désirer une. La contrainte était autant imposée que choisie.

Retour chez moi pour une petite soirée avec Cloe, ma soumise et une invitée surprise!

 

Après une longue fin d’après-midi en présence de ma Maîtresse dominatrice, je l’abandonnais sur son ordre pour qu’elle puisse recevoir chez elle son vieux professeur. Ce dernier avait reçu la consigne de lui faire sa lessive, à la main évidemment, et de venir la lui présenter à genoux. Elle prévoyait de le recevoir d’un crachat au visage. Elle m’avait annoncé également vouloir le pousser du pied dans les escaliers, alors qu’il attendrait à genoux, en lui prenant le bac à lessive des mains. J’aurais presque voulu être présent pour assister à la scène. Il était cependant nécessaire de garder mes distances avec lui, profitant personnellement de sa fille à son insu et celui de Marie. 

Plus urgent m’attendait heureusement pour mon dilemme, et j’en cachais bien le motif à l’autorité suprême. Je rentrais chez moi ce soir, avec la tête aussi pleine des images de Marie que de celles imaginées à venir, m’attendant chez moi. 

Après quelques minutes de bus et de marche, je retrouvais Cléo en tenue affriolante devant ma porte. A ma vue, elle sonda des yeux rapidement le couloir pour s’assurer de notre intimité et se mit doucement à genoux. J’attrapais la laisse qu’elle me tendait et pénétrai chez moi avec le buste dégagé, imposant mon autorité semi-naturelle, et oubliant ma visite chez Marie moins d’une heure plus tôt. Elle me suivit à quatre pattes et vint, face à moi, s’installer au pied du canapé. Je profitai de sa présence pour obtenir un long massage plantaire en attendant mon invitée surprise. 

Cette dernière me fit patienter jusque 21H, bien après que j’eusse exigé de ma soumise personnelle qu’elle se mette en sous-vêtements. Le son de la cloche d’entrée me ravit autant qu’elle pétrifia ma blonde soubrette. Celle-ci me regarda avec surprise et un certain début de frayeur. Ma rhétorique l’incita dans cette dernière émotion :

  • Eh bien ? Va ouvrir. 
  • Mais je… hésita-t-elle. Dans cette tenue ? 
  • N’es-tu pas fière d’être à mes pieds ? 
  • Si, si monsieur… Mais je veux rester discrète, vous comprenez…
  • La personne qui t’attend derrière cette porte est au fait de ton asservissement, sois rassurée. Maintenant va ouvrir. 

Mon ton n’appelait aucune discussion, et c’est résignée qu’elle baissa la tête. Plus crispée que je ne l’avais jamais vue depuis notre premier tour de manège, elle se leva et gagna l’entrée sans se rhabiller. Elle tourna fébrilement la clef du montant fatidique et accueillit le visiteur. 

  • Ju… Julia ? 
  • Bonsoir petite pute ! Tu pensais pouvoir me tirer mon crush comme ça ? A genoux. 

A suivre, bon dieu je l’espère

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5 réflexions au sujet de “Ma Maîtresse dominatrice, Marie à tout prix (19)”

  1. Sah quel plaisir. Je vois que tu t’es pas touché pendant le confinement.
    Cher bien cette histoire 😀 (le manque de parler-lyonnais dans cette histoire m’attriste…).
    On sent une réelle progression au niveau du rythme. Tu prends vraiment ton temps et c’est toujours un plaisir de te lire. Hâte de voir comme cela va finir… visiblement pas trop mal, puisque tu es encore en vie pour narrer l’histoire que tu as vécu.
    Ma proposition pour aller voir Yann tient toujours

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  2. L’histoire de Marie commence à s’essouffler avec le protagoniste on s’en qu’il est plus du tout envoûté par sa maîtresse en même temps c’était peut être l’humiliation de trop

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    • Je ne serais pas aussi catégorique que toi mais effectivement il y a clairement un avant et un après.
      Hâte de lire la suite cela dit…
      Plus les chaînes sont lourdes plus leur destruction sont un plaisir

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  3. vite la suite !!!
    c’est un véritable plaisir de vous lire, je vous suis depuis le début de ce récit et ne m’en lasse absolument pas…

    nico

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