Interview d’une jeune femme dominatrice (2)

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Nous retrouvons, ici, la deuxième partie de l’interview de Marla, jeune femme dominatrice et chef d’entreprise, ayant converti son premier copain en esclave docile.

Marla, vous avez l’air très active ! Vous ne vous reposez jamais?

Je trouve ma vie très reposante, au contraire ! Mon esclave s’occupe de toutes les tâches ingrates : courses, administration, absolument toutes les tâches ménagères, depuis l’aspirateur jusqu’au repassage en passant par le jardinage ou le nettoyage de la salle de bains ; il est d’ailleurs aussi un plutôt bon cuisinier. Ensuite mes amants s’occupent de me faire sortir donc je n’ai pas besoin de réserver ou de prévoir des soirées ou autres. Ma vie professionnelle peut être très stressante, mais Acribe simplifie tout ce qu’il y a autour.

 

Comment gérez-vous vos soumis ? Vous avez mentionné une vingtaine de soumis à distance ?

J’en ai énormément, il est vrai. En général une vingtaine, le maximum que j’ai eu était de trente-deux quand j’étais étudiante ; je pense que je ne monterai plus aussi haut. Là, j’ai une bonne base solide d’une vingtaine de soumis à distance. En général rencontrés sur Tinder ou des sites spécialisés comme SlaveSelection ; ce ne sont pas que des soumis que je domine en ligne, ce sont des vrais soumis, qui portent une cage de chasteté dont ils m’envoient la clé par la Poste.

J’en ai quatre qui veulent juste ne pas être distraits par ce qu’ils ont entre les jambes. Ceux-là me prennent vraiment peu de temps. On ne se contacte que lorsqu’ils accomplissent quelque chose de gros, ou quand ils ne tiennent plus tout simplement. Ils ne sont pas vraiment soumis, ils veulent juste arrêter de perdre du temps en masturbations.

Pour les autres, c’est très varié, mais en général orienté domination ; parfois c’est sexuel, parfois pas. En semaine, on a principalement des communications écrites, par Kik, ou par mail. Je leur envoie des tâches à effectuer : certains aiment copier des lignes, certains aiment regarder de la pornographie alors qu’ils portent une cage, certains ont besoin d’une motivation pour faire du sport ou faire un régime (ou les deux), ou arrêter de fumer ou de boire, ou pour faire le ménage chez eux, ou pour réviser. Certains aiment le CBT, ou l’anal, ou les fessées, ou donner des fellations à des godes… J’ai pas mal de jouets aussi, des vibromasseurs anaux ou de l’électro-stimulation, qui se connectent en Bluetooth sur le téléphone, et que je peux contrôler à distance. Je joue avec certains aussi, ce qui me permet de les dominer en leur donnant un gage pendant le jeu.

Ils me racontent quand ils craquent ; parfois je suis indulgente, parfois pas, et ça se ressent sur le temps qu’ils passeront sans toucher à leur pénis.

J’ai une grande variété de soumis, mais j’ai des interactions limitées avec la majorité d’entre eux à chaque instant. Au début, le plus dur était de me souvenir des fétiches de chacun, et des conversations que j’ai avec eux, mais depuis, j’ai pris l’habitude, je les connais tous.

jeune femme dominatrice

Est-ce que vous en voyez quelques-uns ? Vous avez mentionné avoir fait des glory-holes avec Acribe si je me souviens bien.

J’en vois la majorité.

Le week-end, j’en vois quelques-uns à la fois. En général, je prends une demi-heure avec un ou plusieurs soumis, parfois moins si je ne suis pas contente d’eux. Je joue un peu avec eux, selon leurs fétiches. Puis, soit je les masturbe, soit Acribe les suce, soit ils se masturbent eux-mêmes. Ça va dépendre du soumis, de ce qu’il accepte de faire. Puis, je remets la cage et c’est reparti.

Concernant les « glory-holes », j’en faisais beaucoup avant, un peu moins maintenant mais c’est une valeur sûre. Une bonne partie de mes soumis sont « bicurieux » ou fantasment sur la bisexualité forcée, ce qui est une aubaine pour moi. Quand je dis que c’est une aubaine, entendez-moi bien. Ceux qui se déclarent bi-curieux ont plus de chances d’être sélectionnés.

Acribe les suce souvent. Ils se sentent humiliés de n’avoir aucun plaisir de la part d’une femme, et Acribe se sent humilié de sucer des hommes. Je fais d’une pierre deux coups. Je précise aussi, qu’il avale toujours le sperme, le sien, celui de ceux qu’il suce, et de ceux qu’il ne suce pas. Je m’arrange toujours pour récupérer le sperme de tous mes soumis, puisqu’ils ne jouissent que si je les libère. C’est aussi l’avantage du « glory-hole ». Cela me permet d’en soulager plusieurs d’un coup. C’est pour ça que je le faisais beaucoup quand j’étais étudiante, parce que j’avais beaucoup de soumis.

Les seuls qui ne sont pas concernés, ce sont les quatre que je ne domine pas vraiment, ceux qui veulent juste que quelqu’un les empêche de se masturber cinq fois par jour. Je me contente de leur envoyer la clé par la Poste quand ils me le demandent, puis ils me la renvoient. Enfin, Acribe leur renvoie la clé.

Acribe fait un peu office de secrétaire. Il a un dossier pour chacun de mes soumis, notamment avec chaque fétiche et limite, et bien que je prenne toutes les décisions, c’est lui qui s’occupe de faire les courriers, de prendre les rendez-vous, d’écrire les mails, etc. Je prends les décisions mais c’est lui qui les transmet.

Je l’ai dit tout à l’heure : mon esclave me simplifie vraiment la vie.

 

J’aurai aussi quelques questions à propos de votre esclave, mais concernant les soumis, comment vous les choisissez ?

 

Tinder, ou Slave Selection. J’ai pas mal de filtres. D’abord je les choisis physiquement, puis Acribe discute avec eux. Ensuite, il me fait un rapport, et je prends la décision finale. Ça marche bien parce qu’il comprend vraiment ce que je veux. Puis on prend rendez-vous, on se voit pour une première session, et en général, je repars avec les clés.

 

Et à quelle fréquence voyez-vous chacun d’entre eux en personne ?

 

Je les vois tous au moins une fois par mois. Je fais un « glory-holes » toutes les deux semaines, donc là ils sont une douzaine d’un coup pour venir abreuver mon esclave. En général, je joue un peu avec eux avant, afin d’être sûre qu’ils soient tous très excités quand ils laisseront Acribe les sucer.

Les autres, c’est une fois par mois. Là, je prends une après-midi pour les voir les uns après les autres. Quatre ou cinq à la chaîne, et l’avantage d’être une dominatrice, c’est que je peux les dominer sans vraiment me fatiguer. Je les fais se frapper, ou se masturber (sans jouir !), j’ai des sextoys pour faire mal. Souvent, je m’occupe d’un premier soumis, puis je le laisse dix minutes dans une configuration douloureuse, et je m’occupe d’un autre pendant ce temps.

Les seules exceptions, ce sont les quatre que je ne domine pas vraiment, car je ne les vois jamais.

 

Donc, une vingtaine de soumis, quatre amants et un esclave : quelle vie !

Sans l’esclave, ce serait beaucoup plus dur !

 

Et lui, alors, en quoi consistent ses journées ?

Ses journées sont bien remplies, car je m’assure qu’il n’ait pas une minute à lui. C’est en laissant du temps libre à son esclave qu’il en oublie qu’il appartient à sa Maitresse.

Le matin, il me réveille à cinq heures, comme je l’ai dit tout à l’heure. En général il me lèche les pieds pour un réveil en douceur, et souvent je lui ordonne de poursuivre avec un cunnilingus. Quand je vais courir ou quand je fais ma gym, je le mets au coin jusqu’à mon retour, ce qui va durer quarante-cinq minutes en général. Puis, que j’aille courir ou non, je me douche pendant que mon esclave prépare nos petits-déjeuners. Puis je mange. En général, il se met à mes pieds pour les lécher, ou je lui fais respirer mes chaussures de course, ou autres. Il ne mange pas en même temps que moi, car il doit être complètement disponible pour moi à chaque instant.

 

 

Pendant le repas, je décide de ce qu’il va faire pendant la journée, donc on arrive au cœur de votre question.

Dans la première partie de la journée, il va typiquement s’occuper de la maison, donc il va faire les tâches ménagères, les courses. Il va envoyer les messages à mes soumis après m’avoir consultée, etc. Il fait aussi, obligatoirement une heure de sport, parce que je veux qu’il ait un corps parfait pour moi. Ces tâches-là sont, en général, accomplies vers midi. S’il finit plus tôt, je lui rajoute une tâche en plus pour l’occuper jusqu’à midi. Puis il a vingt minutes pour manger, et là commence la deuxième partie de la journée.

Pendant cette deuxième partie, il va tout juste souffrir pour mon plaisir. En général je définis une petite liste de tortures qui peuvent durer d’une à quatre heures, et je le tiens occupé jusqu’à mon retour du travail, vers dix-sept ou dix-huit heures, ou plus tard si je vais voir un amant.

Quand je rentre, il doit finir sa tâche, et ensuite je le torture moi-même ou je lui donne de nouvelles tâches. Si je vais voir un amant, il a plus de tâches pour l’occuper.

 

Des exemples de tortures ?

Houlà, j’en ai beaucoup ! J’ai des manières très variées, et je pense, très créatives de l’occuper, mais aussi des manières très classiques.

Je vais essayer d’être exhaustive sans entrer dans les détails. Disons que j’ai quatre grandes familles de tortures : les tortures psychologiques, les tortures physiques, les tortures sexuelles, et les tortures scolaires, et j’essaie de lui en faire goûter deux, trois voire quatre chaque jour.

Les deux premières familles sont assez classiques je pense.

Dans « torture psychologique », je mets tout ce qui va mettre à mal sa patience : ça doit être pénible, laborieux, répétitif ou sans intérêt. Par exemple, l’envoyer au coin sans bouger, le laisser dans un pilori, l’attacher dans le lit, dans la cave, dans le grenier. Ou bien, il peut aussi jouer la table, je pose des choses sur son dos et il doit éviter que ça ne tombe. J’aime bien lui donner deux seaux d’eau, l’un vide et l’un plein, et il doit transférer l’eau de l’un dans l’autre avec une fourchette. Ou transférer des grains de riz d’un sac à l’autre avec des baguettes.

 

Les tortures physiques, en général, je n’aime pas les lui donner à faire, mais ça peut arriver s’il m’a déçu. Il peut se gifler tout seul, se donner un certain nombre de fessées, avoir des pinces à linge ou des pinces crocodiles sur les tétons, les testicules ; ses testicules peuvent être attachés et reliés par une chaîne à un mur alors qu’il doit effectuer une tâche de l’autre côté de la pièce ; rester agenouillé sur du riz, rester debout pieds nus sur des Lego (ou assis dessus)… J’ai aussi des colliers pour chien, qu’il porte autour des testicules, que je peux contrôler à distance avec mon téléphone, et qui lui mettent une décharge électrique quand j’ai envie. Je peux m’en servir n’importe quand, mais j’aime bien laisser mes amants appuyer sur le bouton !

Les tortures sexuelles sont aussi très classiques, mais j’ai beaucoup plus de matériel que les autres pour m’exprimer. Il y a le classique dildo qu’il doit sucer ou s’enfoncer dans l’anus sans s’arrêter, certes, mais aussi pas mal de machines sexuelles que j’ai récupérées de mes usines, qui n’ont pas passé la phase de commercialisation car elles étaient trop de niche. J’ai une « fuck machine », donc un moteur qui fait avancer et reculer un gode. Classique certes, mais mon modèle a un programmeur de rythme et d’enfoncement. On peut écrire un rythme avec une intensité, un peu comme une partition de percussions, et ça contrôle le mouvement du gode. Bien sûr, c’est lui qui écrit les « partitions », puis je les valide.

J’ai une poupée gonflable, ainsi qu’une poupée réaliste, auxquelles il doit faire l’amour en continu avec un gode-ceinture. J’ai aussi des machines pour chatouiller ; il est attaché bien fermement, je le libère de sa cage de chasteté, et il y a des plumes qui lui chatouillent le pénis, l’entre-jambe, les testicules, et l’anus. J’ai cinq ou six autres machines de torture sexuelle qui requièrent d’avoir le pénis libre, mais je ne peux pas m’en servir comme ça, car je refuse qu’Acribe soit libéré de sa cage hors de ma présence.

A mi-chemin entre les tortures sexuelles et psychologiques, je peux lui ordonner d’embrasser mes chaussures, mes chaussettes, ou les pieds, le vagin, l’anus ou les seins de la poupée grandeur nature pendant des heures, ou le faire masturber un ou plusieurs godes. J’ai aussi un logiciel, qu’il a codé lui-même, qui bloque un ordinateur pour une certaine durée en affichant une unique photo, et qu’il est obligé de regarder attentivement car il doit cliquer le plus vite possible sur des pixels noirs qui apparaissent aléatoirement. En général je mets une photo de pieds, pour qu’il soit excité contre son gré.

Dans la même veine, je tiens à ce qu’il soit constamment exposé à de la pornographie, donc je le fais souvent regarder du contenu qu’il aime, bien sûr sans le laisser se masturber, et en mon absence, sans même retirer sa cage de chasteté.

Et enfin, les tortures scolaires, dont je raffole en ce moment : mon esclave a toujours été un très bon élève, au lycée comme dans le supérieur. Même s’il était aussi bon en littérature, il n’affectionnait pas réellement ça, et il détestait par-dessus tout les dissertations. Du coup, chaque semaine, je lui donne une ou plusieurs dissertations. Et c’est lui qui doit trouver les sujets. Dès que je commence à être à court, je lui redemande cinq, dix, vingt sujets de dissertation, que je note dans un fichier, et quand j’ai envie, je lui en donne une à faire.

Evidemment, si ses propositions ne conviennent pas, il est puni, mais ce qui est bien avec lui, c’est qu’on se comprend. Il s’oublie, il se contente de me faire plaisir, même si ça veut dire qu’il doit se saborder.

 

Sur quels sujets doit-il disserter ? Plutôt de la philosophie ?

 

Houlà non ! A vrai dire, je pourrais, mais j’aime parler de sa vie.

Quand on se découvrait encore, on avait déjà discuté des dissertations. Il était un scientifique et il ne comprenait pas mon attrait pour la littérature, et moi une littéraire, je ne comprenais pas son attrait pour l’abstraction. Je lui avais expliqué qu’une dissertation était un moyen (certes scolaire) de débattre avec soi-même. Du coup, j’utilise cette définition un peu plus large pour lui faire traiter des sujets plus personnels, mais sous le format scolaire de la dissertation.

Typiquement, il doit disserter sur la soumission, la sexualité, sa frustration, dans ces eaux-là.

Ça peut être des sujets qu’on pourrait qualifier de « philosophie de la soumission », par exemple : le cocufiage est-il l’aboutissement de la soumission ? Avant ça : le bonheur d’un soumis réside-t-il dans sa souffrance ? L’abstinence est-elle plus importante que la frustration ?

Mais puisqu’il s’agit de débats avec soi-même, j’en profite aussi pour lui demander ses opinions sur des sujets relatifs à sa propre soumission : voudrait-il sortir de cet état de soumission ? Qu’est-il prêt à faire de plus pour que je sois heureuse ? Quel serait le nombre d’orgasmes qu’il devrait avoir pour que je sois heureuse ?

Une fois, je lui ai même demandé de me convaincre, par copie interposée, que je devais annuler ses deux prochains orgasmes.

 

Ah oui, je vois ! Est-il devenu un philosophe de la soumission ?

 

On peut dire ça, oui ! Il est vrai que si je compilais toutes les copies qu’il a faites depuis quelques mois, on pourrait sortir un bon traité de soumission. Les dissertations font entre six et huit pages.

Il pourrait même être poète, car un peu dans la même veine, je lui demande de me rédiger des poèmes sur des thèmes plus ou moins précis. Des déclarations d’amour pour sa Maîtresse, avec une emphase sur un aspect particulier : cocufiage, appartenance, etc. Là aussi, je suis assez créative. Une fois je lui avais mis cent fessées, et il a dû me rédiger un poème de cent vers sur à quel point il était heureux recevoir chacune d’entre elles. Une autre fois encore, j’avais fait jouir trois soumis dans la même chaussette, et j’avais demandé à Acribe d’écrire un sonnet d’amour sur cette chaussette. Et après, je lui ai mise dans la bouche.

Un traité de philosophie de la soumission, et un recueil de poèmes sur la soumission. Lui qui me confiait qu’il rêvait d’être qualifié d’écrivain !

Concernant les dissertations, vous voyez le résultat car vous avez la copie à la fin. Mais concernant les autres tortures que vous infligez quotidiennement à votre esclave, quels sont vos moyens de contrôler qu’il obéit bien ?

J’ai plusieurs caméras dans ma maison. C’était un peu difficile à régler, mais on a détourné ce qui était à la base un système de surveillance anti-cambriolage, pour qu’il soit constamment filmé, que je puisse m’adresser à lui, mais qu’il ne déclenche pas d’alarme.

 

Vous le surveillez constamment ?!

Bien sûr que non!

Il doit effectuer ses tâches sous les caméras, et il est constamment filmé, mais je ne le regarde pas constamment ; j’ai un travail, je vous rappelle ! (rires) Je le regarde juste de temps en temps.

En fait, il a juste besoin de savoir qu’il est filmé et que je peux regarder. Pour lui, c’est trop dangereux de risquer de ne pas obéir, parce qu’il ne sait pas quand je regarde.

Parfois je le regarde faire sans rien dire. Parfois je le regarde, et je l’appelle pour me moquer de lui ou changer la tâche.

Parfois j’enregistre la vidéo pendant une ou deux heures, sans rester devant, puis je demande à un soumis de vérifier s’il a bien obéi, en me notant tous les instants où il a un doute. Parfois j’ai la vidéo ouverte dans une fenêtre toute l’après-midi, et je jette un coup d’œil toutes les quinze-vingt minutes. Parfois je ne regarde pas du tout de la journée.

Ma règle empirique, est que je dois surveiller cinq-dix pour cents du temps, en faisant attention de ne pas rendre prévisibles les moments où je surveille. C’est un peu le fonctionnement des contrôles anti-dopage : on ne peut pas surveiller les athlètes constamment, donc on se contente de les tester à des dates et heures aléatoires.

Je dois quand même le surveiller un petit peu, car je veux qu’il ait constamment la pression. Donc le soir, je m’amuse à commenter ce que j’ai vu, pour qu’il sache bien que rien ne m’échappe.

Cependant, si je dois être sincère, je pense que j’ai une telle emprise sur Acribe, que je n’ai plus besoin de contrôler. Je le fais encore, car j’aime le voir à la tâche, ou souffrir pour moi, mais ce n’est plus une nécessité. Son cerveau est tellement lavé maintenant, qu’il n’envisage plus la vie hors de mon contrôle.

 

Vous avez évoqué que vous souhaitiez que votre esclave soit constamment exposé à de la pornographie. Ce n’est pas une attitude standard pour une dominatrice. Pouvez-vous expliquer ce choix ?

 

Je sais que mon point de vue n’est pas le cas courant. Lors de mes quelques contacts avec d’autres dominatrices, elles m’ont toutes déclaré être dans un esprit de privation, voire d’exclusivité. L’esclave doit vivre une vie la plus asexuée possible, sauf bien sûr quand il s’agit de satisfaire la Dominatrice. De mon point de vue, c’est oublier qu’un homme est esclave de sa sexualité, et que nous, dominatrices, pouvons l’utiliser.

La chasteté est essentielle pour ce type de relations, mais j’aime que mon esclave souffre constamment de son désir.

Pour cela, il est important de l’intensifier par de la frustration. Je lui donne souvent des tâches en rapport avec la pornographie. Parfois je le laisse une heure ou deux, attaché sur un siège, avec un casque, devant une playlist de pornographie. Au début de notre relation, quand il est devenu mon esclave, je lui ai demandé de saboter toutes ses photos érotiques. Ainsi, il devait cadrer toutes ses photos non-fétichistes sur les pieds, de sorte que ses milliers de photos érotiques sont devenues des photos exclusivement de pieds. C’est un grand fétichiste.

Une petite anecdote en rapport. Quand une dominatrice autorise un orgasme à son esclave, en général, elle regrette la semaine qui suit, parce que l’esclave est en général moins docile. Ce problème n’existe plus avec ma manière de faire.

Dès qu’il éjacule, je veux qu’il revienne le plus vite possible à sa frustration précédente, donc je m’empresse de le frustrer de nouveau, en le faisant se masturber une ou deux heures après son orgasme, sans le laisser jouir ce coup-ci. Du coup, la frustration qui a été évacuée par son orgasme revient en grande partie après deux jours au maximum.

Remarquez que j’ai parlé de ses orgasmes, mais je n’ai jamais sous-entendu que ce soient de vrais orgasmes. Je crois qu’il n’a eu que des orgasmes ruinés depuis presque cinq ans, donc ça doit jouer aussi.

[A suivre : comment Marla a vécu le confinement]

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