Slave Heaven : Esclave BDSM soumis livré à domicile.

Christine contempla le colis qu’elle venait de recevoir, l’air songeur. Un carton blanc sur lequel figurait le logo stylisé de l’entreprise « Slave Heaven », un large S rouge accolé à un H gris, plus petit, dont les deux branches supérieures avaient l’allure de cornes diaboliques. Une étiquette collée sur le haut du paquet clamait fièrement : « Slave Heaven : Esclave BDSM soumis livré à domicile. »

Mère célibataire de 45 ans, ses deux enfants étaient partis vivre, l’année plus tôt, dans un pays voisin pour poursuivre leurs études. Aussi Christine se sentait de plus en plus seule dans son immense appartement parisien. Avocate fortunée, son argent ne l’immunisait pourtant pas aux désagréments de la solitude.

Elle avait mis longtemps avant de se décider à acheter un Slaveboy. Ce n’était pas le prix –très élevé- qui la dérangeait, ni le côté expérimental de cette technologie qui était née seulement trois ans plus tôt et était encore bannie dans de nombreux pays. On pouvait penser notamment à la plupart des pays européens autres que la France. Non, s’il lui fallait être honnête, c’était plutôt l’aspect éthique de la chose qui la dérangeait.

 

esclave BDSM soumisUn slaveboy = un esclave BDSM soumis génétiquement modifié

 

La société Slave Heaven, implantée en Californie, avait fait l’effet d’un séisme en dévoilant sa toute dernière invention, trois ans plus tôt. Des êtres organiques, totalement semblables à des humains mâles en apparence et au toucher, mais génétiquement modifiés. Dotés, par la science, de nombreuses fonctionnalités en faisant des esclaves sexuels parfaits.
Les Slaveboys étaient élevés en laboratoire. Au cours de leur développement, on leur injectait de nombreux produits chimiques de toutes sortes. Leur métabolisme s’en retrouvait boosté, leur organisme amélioré.

Un Slaveboy mettait seulement trois mois à passer du stade embryonnaire à son état final. Il grandissait dans une cuvette, sous surveillance constante des ingénieurs de Slave Heaven. Le Slaveboy complètement développé était impossible à différencier d’un jeune garçon, d’un âge compris entre dix-huit et vingt ans, à la beauté sans faille.

Le système immunitaire d’un esclave BDSM soumis était cent fois plus performant que celui de n’importe quel être humain. Cela lui permettait d’avaler et de digérer sans problème tout type d’aliment. Cela autorisait son propriétaire à le nourrir d’à peu près n’importe quoi –et donc de se servir de lui comme de toilettes humaines.
Le propriétaire d’un Slaveboy pouvait également décider de priver son esclave de nourriture sur de longues périodes. L’organisme du Slaveboy pouvait le maintenir en vie et en parfaite santé pendant plus de six mois sans recevoir le moindre nutriment.

 

Un Slaveboy aux multiples fonctions

 

Le pénis d’un Slaveboy, conçu artificiellement, était doté de multiples fonctions rivalisant avec les sextoys les plus perfectionnés sur le marché : une taille réglable, des érections « activables » et « désactivables » à volonté par le propriétaire, pénis vibrant et testicules indestructibles, une modulation de la souplesse de la verge, et même des petits chocs électriques que le gland du Slaveboy pouvait délivrer pour stimuler sa maîtresse dominatrice lors de la pénétration.

L’anus du Slaveboy, aussi élastique que du caoutchouc, pouvait recevoir des objets d’un diamètre très large, plus que tout ce que l’orifice anal d’un être humain ordinaire ne pouvait le supporter sans se déchirer.

Les sens du Slaveboy, eux, étaient considérablement amplifiés. Son odorat était proche de celui d’un chien, sa vue quasiment identique à celle d’un faucon.

Autre ajout bien pratique et plébiscité par la clientèle de la société : la langue du Slaveboy. Génétiquement modifié, l’organe était couvert d’une salive artificielle dépourvue de la moindre bactérie. Au contraire, ce fluide était capable d’éliminer saletés et microbes à la manière d’un détergent. Le risque était évidemment nul pour la peau et le corps de sa maîtresse. Un Slaveboy pouvait donc faire office de papier toilette vivant et nettoyer l’anus de sa propriétaire de quelques coups de langue sans risquer ensuite d’infecter les parties intimes de sa maîtresse si celle-ci avait envie d’un cunnilingus. La langue du Slaveboy, quelle que soit la surface avec laquelle on la mettait en contact, restait constamment impeccablement propre.

 

Quelques remords d’ordre éthique vite écartés

 

Enfin, cerise sur le gâteau pour les acheteurs, un Slaveboy ne vieillissait pas, du moins pas en apparence. Sa durée de vie était certes à peu près égale à celle d’un chien –entre quinze et vingt ans- mais le Slaveboy gardait néanmoins un corps et un visage jeune tout au long de sa vie.

Christine avait donc fait l’acquisition d’un Slaveboy, dans le but d’en faire son animal de compagnie et son objet sexuel. Elle avait toujours conservé au fond d’elle des pulsions sadiques qu’elle arrivait de moins en moins à refouler avec le temps, et des rêves érotiques hantaient constamment ses nuits, au sein desquels elle s’imaginait torturer de jeunes hommes à loisir, pour son propre plaisir.
Il n’était pas rare qu’elle se réveille en sueur, les cuisses trempées, le cœur battant, à la recherche frénétique d’un objet susceptible de calmer ses ardeurs. En vain.

Elle avait cependant des remords d’ordre éthique. A ces désirs pervers se mêlait son éducation puritaine et respectueuse de la vie humaine. Elle avait du mal à se regarder dans un miroir en imaginant qu’elle allait réduire en esclavage un être conscient, certes fabriqué dans l’unique but de devenir un objet sexuel, mais toutefois doté de sensibilité et de désirs propres.

La maîtresse dominatrice en devenir décida d’écarter ces sentiments contradictoires pour le moment. Elle s’approcha du carton pour l’ouvrir. Dedans, roulé en boule et emballé dans du plastique, se trouvait un jeune garçon pas plus âgé que son fils de dix-huit ans, totalement dépourvu de pilosité autre que ses cheveux, dans un état de sommeil artificiel. Visiblement, il sortait tout juste du laboratoire.

 

 

Notice pour l’utilisation de l’esclave BDSM soumis

 

 

Une notice accompagnait le colis. Le manuel expliquait en détail à la nouvelle propriétaire du Slaveboy la procédure à suivre pour réveiller son esclave. Il fallait tout d’abord le déballer et le placer dans une baignoire. Puis, lui verser de l’eau froide sur le corps afin que le choc thermique l’extraie de sa torpeur. Christine suivit toutes les instructions à la lettre. Porter l’esclave dans la baignoire fut un jeu d’enfant car le Slaveboy était extrêmement léger. Sa musculature polymérique pesait moins lourd que du polystyrène.

Christine saisit le pommeau de douche et versa de l’eau glacée sur l’esclave. Quelques secondes s’écoulèrent avant que le jeune garçon ne s’éveille dans un sursaut brutal, comme tiré d’un cauchemar. Il laissa échapper un cri, à cause du froid, et se tordit dans tous les sens dans la baignoire. Christine stoppa le jet d’eau, satisfaite.

Le garçon se recroquevilla, tremblant de froid et claquant des dents, jetant des coups d’œil désorientés autour de lui.

-Où… Où suis-je ? bredouilla-t-il, éberlué. Qui êtes-vous ?

(A suivre)

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