Premiers tests avec une Maîtresse Dominatrice

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La soirée allait commencer, pour moi d’une manière que je n’aurais pas imaginée au début de l’après-midi. Quelques semaines auparavant, une Dame contactée sur Internet, une femme dominatrice, avait accepté de correspondre avec moi. Elle avait rapidement pris de l’emprise sur moi. Ainsi, elle m’avait donné quelques devoirs à faire, généralement de nature humiliante. De plus, elle avait exigé que je lui écrive chaque matin et chaque soir pour lui rendre hommage, sans me répéter. L’exercice était difficile. Cependant, cet envahissement de ma conscience s’était révélé propice à la fois pour développer mon imagination au moment de lui écrire, et pour m’amener dans cet état de conscience qui la plaçait en permanence au centre de mes pensées.

Quelques jours avant cette première rencontre, elle m’avait fait la grâce de m’obliger à l’appeler Maîtresse Julie. De plus, je ne pouvais signer mes messages que de mon prénom phil, écrit sans majuscule.

Maîtresse Julie n’était pas la première Femme dominatrice que je contactais sur les sites spécialisés. Mais jusqu’ici, je n’avais jamais osé faire le pas de la rencontre réelle et peut-être, de la soumission véritable. Jusqu’à ce jour, j’avais toujours mis fin à une relation au moment où  la rencontre devenait impossible à éviter. Aussi, j’avais développais un certain dégoût de moi-même, à cause de mon incapacité à aller au bout de mon fantasme, celui de vivre une relation BDSM. Je m’étais, évidemment, fait traiter de fantasmeur par plus d’une Dame, légitimement courroucée. En effet, ces Dames se sentaient injustement utilisées par un faux soumis.

 

Désir de soumission profondément ancré en moi!

dominatrice

Pourtant, je ne crois pas que c’était fondamentalement de la malhonnêteté. Cela relevait probablement d’un questionnement et d’un doute beaucoup plus profonds, qui s’étaient imposés à moi au cours des dernières années. En fait, j’aime et je suis, toujours, à l’aise avec mon identité masculine. J’aime éprouver le désir comme un homme. Pourtant, de manière de plus en plus évidente, je ressens cette étrange sensation que les attributs virils que je porte ne sont pas vraiment à moi, et qu’ils sont comme des corps étrangers. Lorsque le désir les rend réactifs, j’ai la sensation très marquée que leur état dépend d’une volonté qui n’est pas la mienne.

Mon désir de soumission est probablement ancré en moi depuis toujours. Mais cette étrangeté ressentie m’a probablement amené à prendre conscience que je ne pourrais vivre de relation autrement que dans l’asymétrie de la culture BDSM. Il ne m’est pas difficile de vivre en portant des attributs qui ne m’appartiennent pas. Le besoin de savoir à qui ils appartiennent est par contre de plus en plus présent. Mon passé, mon éducation, ma culture hétérosexuelle font probablement que tous mes fantasmes de soumission me font appartenir, moi et ce que je porte, à une Femme.

J’ai développé un vrai fétichisme pour tout ce qui transcende la Féminité : non pas un désir de paraître femme, mais un véritable lien de vénération. Ainsi, j’en suis arrivé, aujourd’hui, à réellement ne plus pouvoir imaginer « posséder » une femme, mais seulement à lui appartenir en conscience de tout ce que cela implique en termes d’asymétrie relationnelle. Et avec la conscience aussi que je suis encore loin de soupçonner tout ce qu’implique le fait de m’adresser à la Femme de ma vie en l’appelant Maîtresse.

 

Première rencontre avec Maîtresse Julie, femme dominatrice

 

Et voilà donc qu’en cet après-midi, j’avais fait le premier pas de me présenter à Maîtresse Julie. Et je ne le regrettais pas. Après un déjeuner en ville pendant lequel nous avions pu confirmer notre envie de poursuivre. Ainsi, elle m’avait convié dans son appartement où, disait-elle, quelques aménagements étaient prévus pour que notre relation commence sous de bons augures.

C’était effectivement un grand appartement! A peine y étions nous parvenus qu’elle m’avait enfermé dans un petit cagibi. J’avais dû me mettre à nu, passer un collier et des bracelets à mes chevilles et poignets, et enfiler une cagoule, ce qui me rendait aveugle, avant d’en ressortir.

Maîtresse Julie, m’avait dit qu’elle n’était pas encore certaine de vouloir me garder en sa possession. Aussi, tant que cela ne serait pas certain, je n’étais pas digne de voir ma Maîtresse dominatrice dans l’intimité. Ce début d’après-midi, se passa, donc, dans l’obscurité pour moi. Je dûs faire preuve de mes aptitudes à être un parfait soumis. Ainsi, je dûs nettoyer des chaussures, masser et baiser des pieds, respirer sans recul quelques effluves intimes et avaler sans retenue visible urine et crachats. De plus, je dus supporter l’attente sans capacité de prévoir ce qui allait arriver, réagir avec retenue et dignité aux douleurs infligées, et quelques autres sévices encore.

Une bonne partie de l’après-midi fût, ainsi, consacrée à tous ces tests. Je ne sais pas combien de temps cela a réellement duré. C’est étonnant ce que l’aveuglement prolongé a comme capacité à nous faire perdre nos repères!

 

Différents tests pour apprécier mes aptitudes à être un parfait soumis!

 

Pendant tous ces tests, je n’avais pas eu le droit de jouir. Maîtresse Julie m’expliqua, clairement,  que ce n’était pas la priorité. Elle ajouta qu’elle n’avait encore elle-même aucune idée de comment elle règlerait la question de ma propre sexualité. Cependant, elle pensait pouvoir faire bon usage de sa nouvelle acquisition. Après cela, Maîtresse Julie me débarrassa des bracelets, collier et cagoule. Ainsi, elle put tester mes aptitudes à faire correctement le ménage. Je passai, cette deuxième partie de l’après-midi, entièrement dénudé devant ma Maîtresse élégamment habillée.

C’est après cela que j’eus la plus grosse surprise. En effet, je pensais que cette première rencontre allait s’arrêter après ces tests, et que je devrais rentrer chez moi en attendant sagement qu’elle m’annonce ce que serait la suite. De mon côté, l’expérience avait installé un véritable trouble. Je savais que j’allais devoir alterner les moments où je participerais aux plaisirs de ma Maîtresse dominatrice, sans y avoir accès pour moi-même, et les moments où je servirais surtout de bonne à tout faire.

J’entrevoyais déjà que la question du genre se poserait pour moi de manière nouvelle, que je n’aurais aucun accès à la manière dont elle serait réglée, ce qui n’était pas sans m’inquiéter. Cependant, j’entrevoyais tout aussi bien que la part qui dépendrait de moi n’avait d’autre issue que mon consentement et mon abandon total à l’autorité de celle qui me possédait désormais.

 

Un choix impossible!

 

Maîtresse Julie avait d’ailleurs anticipé ce questionnement. Ainsi, elle me dit que des doutes pouvaient m’envahir après ce que je venais de subir, et qu’elle m’offrait de me reposer un moment avant de me relâcher, pour que je puisse récupérer un peu et retrouver les esprits avant de me retrouver dans la rue. Ayant accepté cette offre prévenante, je me retrouvai enfermé dans une petite pièce toute sobre, équipée d’un simple lit sur lequel je me retrouvai. Toujours dénudé, je revivais les sensations de l’après-midi et cette quasi-certitude que la vie ne serait plus jamais ce qu’elle avait été.

La porte de cette chambre était équipée d’un petit guichet que l’on pouvait ouvrir de l’extérieur. Très rapidement, Maîtresse Julie l’ouvrit et me demanda de lui dire mes premières impressions. J’étais à peine en train de lui exprimer ma reconnaissance pour ce qu’elle m’avait fait vivre qu’elle m’interrompit, et me dit qu’elle avait changé d’avis. Elle avait une soirée avec quelques amis, et estimait que sa servante méritait d’être assistée pour le service du repas et de la soirée en question. Elle me donnait le choix : m’en aller maintenant et renoncer à elle, ou accepter d’être l’assistant de sa soubrette le soir même. Bien qu’un peu choqué, ce choix avait l’écho d’une obligation pour moi, et j’acceptais sans trop hésiter.

Elle m’expliqua alors qu’il y aurait deux impossibilités pour la soirée : la première était que je me présente nu pour le service… la deuxième était que, comme ma virilité ne m’appartenait plus, il était également exclu que j’en fasse étalage par les vêtements que je porterais…

La suite… après la soirée !
Phil

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